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Déjections animales et résidus agricoles aideront à réduire la consommation d’énergie et le taux d’émission de CO2 des Datacenter

Gros plan sur une salle de serveurs

Déjections animales et résidus agricoles contribueront désormais à la réduction de la consommation d’énergie et du taux d’émission de gaz carbonique des Datacenter dans l’Hexagone. C’est du moins, l’objectif que s’est fixé la jeune pousse française Datafarm en proposant des solutions d’hébergement de serveurs informatiques à sa clientèle cible, les startups.

À travers un comparatif gaz ou électricité, les entreprises du secteur informatique se sont rendu compte qu’alimentés par de l’énergie fossile, les équipements destinés à assurer la climatisation et le refroidissement de leurs Datacenter sont à la fois hautement énergivores et polluants.

Deux éléments majeurs les exposant à des factures énergétiques élevées et à des pénalisations en matière de bilan carbone pour les inciter à trouver des solutions alternatives pour y remédier, sauf que ce n’est pas vraiment évident pour la grande majorité. Ce, dans l’optique où l’option existante n’est accessible que pour les géants du système qui peuvent se permettre d’implanter les serveurs dans les territoires nordiques où la réfrigération peut être assurée par l’eau des mers du Grand Nord ou par l’air froid.

Pour les autres, c’est une autre paire de manches. Du moins, jusqu’à ce que Datafarm entre en scène et propose d’alimenter ces Datacenter par de l’énergie décarbonée issue de déjections animales et de résidus de cultures.

Les équipements de refroidissement pénalisent les entreprises

Du froid, de la chaleur et de l’électricité, ce sont là les trois éléments dont ont besoin les entreprises du secteur informatique pour assurer la climatisation et le refroidissement de leurs Datacenter. Le hic, c’est qu’étant majoritairement alimentée par de l’énergie fossile, l’utilisation des équipements qui en sont liés peut coûter très cher.

En matière de consommation énergétique par exemple, la Commission européenne a fait savoir que d’ici 31 décembre 2020, les Datacenter d’Europe auront consommé 100 milliards de kWh en notant que depuis le début de l’année, la barre des 50 milliards est déjà dépassée. Plus encore, cet organisme a fait savoir que 40% des dépenses reviennent aux mécanismes destinés à maintenir ces serveurs à une température ambiante donnant la preuve de leur voracité qui pèse de ce fait très lourd sur la facture.

Et puisque ces installations sont considérablement énergivores, il va sans dire que leur taux d’émission de gaz à effet de serre a également emprunté cette voie, alors qu’en dépassant un certain seuil dans ce domaine, elles peuvent être fortement pénalisées. Dans ce sens, l’on pourrait se référer au cas de la France mettant une stratégie gouvernementale de réduction de l’empreinte carbone du secteur entrepreneurial obligeant les professionnels à publier annuellement un bilan CO2 permettant de garder un œil sur leur niveau d’émission.

Déjections animales et résidus agricoles pour sauver la mise

Évoluant dans un univers en constante évolution fortement marquée par le développement de nouvelles technologies entraînant une hausse exponentielle des besoins de stockage de données, les professionnels du secteur informatique ont tout intérêt à trouver une solution alternative à l’usage de l’énergie fossile. Ce, pour la simple raison que la consommation énergétique des Datacenter ne manquerait pas de suivre cette tendance pour les pénaliser davantage.

C’est dans l’optique d’aider les quelque 2 400 startups françaises à y remédier que Datafarm ait fait son entrée en proposant d’alimenter les serveurs de ces dernières avec de l’énergie verte, non pas issue d’un parc solaire ou éolien, mais de la ferme, grâce à des méthaniseurs. Ces mécanismes assurant la biométhanisation de déchets biodégradables tels que les résidus des cultures et les déjections animales dans le but de produire de :

  • L’électricité à raison de 38% ;
  • La chaleur résiduelle à hauteur de 62%.

Une source de chaleur que les techniciens utilisent pour produire de l’eau glacée entre 7° et 12°C, grâce à un absorbeur fonctionnant au bromure de lithium. L’élément nécessaire pour la climatisation des serveurs. À Stéphane Petibon, un des fondateurs de Datafarm d’énumérer les avantages que les entreprises peuvent en tirer :

Cette solution nous permet de réduire la proportion d’électricité nécessaire au refroidissement de nos infrastructures à 8%, alors qu’il en faut 20 à 50% habituellement.

Stéphane Petibon

Notre offre permet de réduire les émissions de dioxyde de carbone des clients qui nous confient l’hébergement de leurs serveurs, de 20 à 30% en moyenne.

Stéphane Petibon

Tout cela pour dire qu’avec ce choix, les utilisateurs peuvent faire d’une pierre, deux coups en réduisant à la fois leur facture d’électricité et leur taux d’émission de gaz à effet de serre.

En parlant de bilan carbone, Datafarm a en outre fait savoir que l’usage d’un méthaniseur d’une puissance de 500 kW permet de réduire le niveau de pollution de l’air à hauteur de 12 000 tonnes de CO2 par an en notant que dans ce domaine, l’enseigne entend lancer :

  • Deux installations pilotes à Saint-Omer et en Bretagne d’ici décembre ;
  • Quatre autres en 2021.
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