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Les avis des investisseurs divergent concernant l’évolution du prix gazier pour les mois à venir

une femme et un enfant qui se réchauffe devant un geu

Dans un contexte où le prix du gaz naturel est sur une tendance baissière depuis plusieurs années, les principaux investisseurs du secteur cherchent à savoir si la saison hivernale de 2020 apportera un certain changement en leur faveur. Cependant, force est de constater que là encore, les avis divergent parmi ces acteurs concernés.

Le froid est un allié majeur pour les opérateurs spécialisés dans l’exploitation de gaz naturel destiné à servir de produit de chauffage pour les ménages. Tout simplement parce que le prix à la commercialisation dépend essentiellement de son intensité qui joue un rôle déterminant dans l’équilibre de l’offre et de la demande.

Et puisque la saison hivernale 2020 n’est actuellement qu’à ses débuts pour de nombreux pays, certains acteurs du domaine s’attendent à une éventuelle reprise tarifaire d’autant qu’un signe encourageant s’est manifesté à mi-décembre 2019.

Ce qui n’est pourtant pas de l’avis des autres opérateurs qui se méfient principalement des caprices de la météo ainsi que d’autres facteurs pénalisants.

Le début de la fin d’une longue période de tendance baissière pour les uns

Le gaz naturel est un produit phare pour les investisseurs spécialisés dans l’approvisionnement en chauffage notamment en saison hivernale où la demande est à la hausse pour permettre à son prix de suivre le même rythme.

Ce qui était du moins le cas dans les années 2012 quand le tarif gazier à atteint le niveau record de 2,97 dollars le million de BTU (MBTU). Depuis, la tendance est à la baisse et a même enregistré des seuils inquiétants en 2016, 2018 et 2019 en affichant respectivement un recul de 13%, de 7% et de 10%.

Mais d’après certains acteurs, 2020 pourrait marquer le début de la fin de cette longue période de sous performance en tenant en compte la légère reprise du 20 décembre dernier pour permettre au contrat à terme de la New York Mercantile Exchange de dépasser le seuil des 2,20 dollars de MBTU pour atteindre les 2,29 dollars.

À noter que la météo y a joué un rôle prépondérant en entraînant une vague de froid renforçant à hauteur de 50% la demande en produit de chauffage pendant quelques jours avant Noël. Un revirement qui pourrait se perpétuer si l’on croit Dan Myers, analyste chez Gelber & Associates qui s’est exprimé en ces termes :

« Le temps froid soutenu commence à suggérer un retour dans la deuxième moitié de l’hiver et pourrait encore insuffler un peu de vie aux prix, surtout avec le nouveau resserrement des fondamentaux indépendants de la météo. »

Dan Myers.

D’autres acteurs sont plus sceptiques

La vague de froid enregistrée quelques jours avant Noël dernier a certainement ravivé l’espoir auprès des investisseurs quant à l’éventuelle reprise des prix du gaz naturel à travers la croissance au niveau de la consommation. Mais il faut dire que ce point de vue n’a pas obtenu l’unanimité puisque d’autres acteurs demeurent sceptiques notamment face à la nature imprévisible de l’hiver.

Le prévisionniste météo du gaz Bespoke Weather Services est l’un de ceux à entretenir cette position en faisant valoir dans une note que :

« Les pendants Pacifique et Atlantique du modèle sont davantage favorables à des risques de temps chaud que de temps froid. Pour ces raisons, nous pensons qu’il y a un risque de recul des prix une fois que la fumée se dissipera à l’expiration du contrat de janvier. »
« Dans cette optique, l’agence estime même que les pires des cas, la grille tarifaire pourrait se négocier en dessous des 2 dollars de MBTU. »

S’ajoutant à cela, la bonne tenue des stocks de gaz de 2019 n’est pas pour arranger les choses notamment en cas de recul au niveau de la consommation pour jouer en faveur du déséquilibre de l’offre face à la demande.

À noter que la capacité quotidienne de stockage du système s’est élevée à un niveau record de 96 bcf durant cette période. Une performance qui lui a permis de renforcer ses réserves à hauteur de 23% par rapport en 2018 pour un cumul total de 3 411 tcf au 13 décembre dernier si l’on croit les données de l’Energy Information Administration.

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