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Ressenti et réalité s’opposent en ce qui concerne les tarifs réglementés de vente

Bonbonne de gaz au propane

Alors que la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé une baisse des tarifs réglementés de vente (TRV) à partir du 1er février 2020, un parlementaire a, pour sa part, fait savoir que le prix du gaz a progressé pour atteindre un niveau relativement élevé. Une situation qui d’après ce député aurait un lien avec la privatisation d’Engie.

Comme annoncé par la CRE, les TRV ont été revus à la baisse au 1er février pour permettre aux quelques 4 millions de foyers encore rattachés à ce type de contrat de bénéficier d’une diminution tarifaire de 3,3%.

Mais il a fallu moins d’une semaine plus tard pour que le parlementaire Jean-Luc Mélenchon vienne à faire savoir que dans ce domaine, la tendance est plutôt à la hausse notamment depuis qu’Engie n’est plus entièrement une entreprise publique.

Ainsi, tout indique que ce sujet suscite un problème de perception qui mérite des explications en notant cependant que la croissance des prix est au rendez-vous depuis une décennie pour ce type de produit.

Ressenti et réalité s’opposent

Dans l’Hexagone, les consommateurs n’ont qu’à recourir à un comparatif Gaz pour trouver l’offre la plus intéressante notamment lorsqu’ils ont à faire face à des problèmes tarifaires. Du moins, pour ceux qui sont ouverts aux offres dites de marché.

Pour les autres, les 4 millions de foyers encore rattachés aux tarifs réglementés de vente (TRV), la situation est quelque peu différente puisqu’ils n’ont d’autres choix que de se plier à ses fameux TRV. Et dans ce domaine, ressenti et réalité s’opposent.

Du côté des consommateurs par exemple, le député Jean-Luc Mélenchon a récemment déclaré que :

Tout ce qu’on sait, c’est que depuis qu’Engie a été privatisé, le gaz a augmenté de 50%.

Jean-Luc Mélenchon

Soit, une hausse non négligeable si l’on croit ce parlementaire, alors que quelques jours plus tôt, le 1er février, la baisse de 3,3% annoncée par la CRE en janvier dernier est entrée en vigueur pour donner suite à une série de mesures de la même lignée qui ont affiché un recul total de près de 15% depuis 2019.

Ainsi, l’on pourrait dire que ressenti et réalité s’opposent lorsqu’il est question de ce type de contrat qu’est le TRV.

La privatisation d’Engie pointée du doigt

Comme susmentionné par le député Jean-Luc Mélenchon, l’augmentation des TRV est liée à l’ouverture d’Engie à la concurrence à travers sa privatisation qui remonte en 2008. Mais en y regardant de près, les observateurs s’accordent à dire que cette décision qui a fait de ce fournisseur une société anonyme n’a rien à y voir.

Ce, pour la simple raison que l’État demeure son actionnaire majoritaire et que c’est le ministère de l’Économie qui est en charge d’en fixer les prix en tenant en compte de différents paramètres prévus par la loi.

Et puisque le calcul est réalisé tous les mois, les tarifs ne sont jamais les mêmes qu’ils peuvent enclencher la marche arrière ou réaliser des bondissements. Raison pour laquelle la hausse de 50% mentionnée par Jean-Luc Mélenchon a été détectée, mais pour la période d’exercice de 2018 en notant que depuis, la tendance est à la baisse qui, d’après la CRE, a atteint la barre des 15% depuis janvier 2019.

Aussi, il faut préciser que la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) y est pour beaucoup en affichant une croissance significative depuis 2014 en passant de 1,20 euro à plus de 12 euros par mégawatt consommé. Une des raisons motivant le mouvement des Gilets Jaunes qui ont fini par inciter le gouvernement à mettre un terme à ce dispositif.

À noter que pour éviter ce genre de malentendu, le pouvoir a aussi prévu la suppression progressive de ses TRV d’autant qu’ils sont jugés incompatibles à la réglementation européenne en vigueur pour laisser désormais la place aux offres dites de marché.

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