Gaz et électricité : l’UFC-Que choisir recommande la prudence avec la tarification

Pièce de 1 euro recouvrant une plaque de cuisson au gaz allumée.

Pénétrer le marché de la fourniture de gaz et d’électricité où évoluent déjà des entreprises expérimentées et s’y tailler une place est une tâche ardue. Afin d’asseoir rapidement sa présence dans le domaine, Wekiwi, jeune pousse aux grandes ambitions, a choisi de miser sur une tarification particulièrement basse. Une pratique pointée du doigt par l’association de consommateurs, car faisant fi de la réglementation qui s’applique aux fournisseurs d’énergie grand public.

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La réglementation aux oubliettes

L’Union fédérale des consommateurs invite les ménages à faire preuve de vigilance lors du choix de leur fournisseur de gaz et d’électricité. Elle met notamment en garde contre Wekiwi qui adopte une politique tarifaire très agressive.

Ce nouvel acteur dans le secteur propose en effet des offres qui se positionnent parmi les plus compétitives du marché. Toutefois, les clients n’ont droit à ces tarifs très bas que s’ils s’engagent sur au moins 12 mois.

Sur son site, ce fournisseur est clair : ses deux super-remises ne profitent pas aux clients qui ne vont pas au bout de la durée convenue dans le contrat.

Important Or, sur le plan légal, un fournisseur n’a pas le droit d’exiger une durée de contrat au souscripteur. Or, sans ces remises exceptionnelles assorties d’un engagement d’un an, l’offre de Wekiwi n’est plus du tout intéressante.

Une indexation sur les prix de gros très risquée

Il existe une autre raison de se méfier de la tarification de cette jeune pousse. Il s’agit du prix du kilowattheure qui n’est pas fixé en fonction du tarif réglementé d’Engie pour le gaz et d’EDF pour l’électricité, mais basé sur les prix du marché de gros.

Ainsi, il est susceptible de fluctuer chaque mois.

Important Les offres sont très avantageuses lorsque les prix de gros sont à la baisse, mais elles sont hasardeuses s’ils sont en hausse. Le souscripteur n’a donc aucune mainmise sur le montant annuel de ses factures.

Selon Olivier Challan Belval, le médiateur national de l’énergie,

Le secteur fait face à une hausse de +35 % (sur une année) des différends opposant les usagers et les fournisseurs d’énergie.

Challan Belval

Une situation parfaitement évitable si les entreprises présentes sur le marché avaient respecté scrupuleusement les réglementations qui leur sont imposées.

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