Le fumier de vache pourrait aider les Britanniques à tenir leurs engagements d'émission de CO2 pour 2050

Vue aérienne d'une centrale nucléaire avec trois cheminées visibles.

Le fumier de vache pourrait aider les Britanniques à tenir leurs engagements d'émission de dioxyde de carbone pour 2050. C’est du moins, l’objectif que le Royaume-Uni s’est fixé dans l’optique où il venait à récolter des résultats positifs dans ses nouvelles expérimentations basées sur l’utilisation du biométhane issu de cette ressource naturelle.

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, de nombreuses études ont été effectuées pour trouver la meilleure solution pour y parvenir. Dans ce sens, un comparatif gaz a d’ailleurs permis à des chercheurs de découvrir que le biométhane issu des déjections animales est une excellente option pour remplacer les produits gaziers fossiles jugés hautement polluants.

Une piste que le Royaume-Uni a décidé d’explorer en choisissant la bouse de vache et la paille comme matière première lui permettant de produire du biogaz composé essentiellement de méthane. Un produit que le pays entend utiliser pour remplacer le gaz naturel fossile destiné au chauffage et aux cuisines auprès des ménages à condition bien entendu que la phase d’expérimentation soit concluante.

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Une grande première pour les Britanniques

Pour rappel, injecter du biométhane dans les réseaux de gaz naturel est déjà une pratique courante auprès de nombreux pays. Ce, pour la simple raison que les matières premières exploitées pour obtenir ce produit sont majoritairement issues du monde agricole notamment à partir de déjections animales.

Dans ce sens, il faut d’ailleurs souligner que la France peut se targuer d’être en tête de liste des nations à accorder beaucoup d’importance à cette option. Pour le dire, il suffit de regarder du côté de GRDF (Gaz Réseau Distribution France) précisant que quelque 150 sites de production à 80% composés d’opérateurs agricoles injectent du biométhane dans son réseau pour permettre à un responsable de ce distributeur de dire que :

Il est possible d'atteindre 30% de gaz renouvelables en 2030 pour la France.

Tout cela pour dire que cette stratégie est déjà vielle comme le monde, mais pas pour le Royaume-Uni qui vient d’y faire son premier pas en choisissant d’injecter du biogaz produit à partir de pailles associées à de la bouse de vache dans son réseau en se fixant pour objectif de :

  • Remplacer le gaz naturel fossile ;
  • Aider le pays à tenir ses engagements d'émission de CO2 pour 2050.

À Ian Radley, en charge des opérations des systèmes de gaz chez National Grid d’ajouter :

Le biométhane doit jouer un rôle critique dans l'alignement du secteur gazier britannique avec les objectifs d'émission, aux côtés de l'hydrogène.

Ian Radley

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La phase d’expérimentation est en cours

Déterminé à venir à bout des objectifs qu’il s’est fixés, le Royaume-Uni n’a pas entendu longtemps pour entamer son projet. La preuve en est que la phase d’expérimentation est déjà en cours depuis mars 2020, grâce à une usine de digestion anaérobie (AD) située quelque part dans la région de Cambridgeshire. Celle qui est en charge de produire du biogaz à base de méthane en privant d’oxygène du fumier de vache et de la paille.

Mieux encore, le biométhane qui en ressort est redistribué aux résidences environnantes pour permettre à ces dernières de l’utiliser et faire fonctionner leur équipement de chauffage ou de cuisson. Et puisque ce premier pas a été concluant, le National Grid s’est donné pour mission d’en faire profiter à plus d’une dizaine de ménages depuis fin juillet pour une période d’essai de un an en espérant obtenir des résultats concluants qui ouvrirait la voie à une consommation généralisée en soulignant que pour la distribution, la nation peut compter sur :

Ses pipelines qui peuvent supporter un débit allant jusqu'à 15 000 mètres cubes de gaz par heure.
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