Les États-Unis émettent de nouvelles sanctions pour contrer le chantier Nord Stream 2

Gros plan sur une éolienne située dans un champ en Allemagne.

Le durcissement des sanctions américaines contre les firmes engagées dans la construction du gazoduc Nord Stream 2 a reçu l’accord de la Chambre des représentants. Les répressions ciblent principalement les entreprises en charge de l’installation des tuyaux. Ce gazoduc relie notamment la Russie à l’Europe à travers la mer Baltique.

Une nouvelle artère d’approvisionnement

Le gaz consommé en Europe vient principalement de la Russie. Selon un comparatif gaz, celui-ci représente 39 % des importations européennes. Les gaz norvégien et algérien pèsent, respectivement, 26 % et 12 %.

Le projet Nord Stream 2 a vu le jour suite à la crise ukrainienne, qui a bouleversé l’approvisionnement en gaz de l’UE. Depuis, l’Europe se tourne vers d’autres fournisseurs pour réduire sa dépendance vis-à-vis de Moscou. Le projet permettra notamment à la Russie de multiplier par deux ses livraisons de gaz naturel vers le continent. À cet effet, le pipeline traverse la mer Baltique pour rejoindre l’Allemagne.

Les États-Unis voient ce chantier comme une grande menace, estimant qu’il va accroître le contrôle de la Russie sur l’approvisionnement européen en gaz. Les Américains semblent bien déterminés à stopper la construction du gazoduc Nord Stream 2.

Important La Chambre des représentants a donné son feu vert pour mettre à exécution les menaces de sanctions évoquées par le chef de la diplomatie américaine à la mi-juillet. Ce dernier avait alors appelé les firmes impliquées dans le chantier à sortir immédiatement du projet, sous peine de sanctions.

Les pénalités ciblent surtout les entreprises œuvrant dans la pose des tuyaux, les prestataires de services d’assurance, ainsi que celles qui proposent des locaux pour la modernisation des bateaux qui interviennent dans l’installation des pipelines.

Je compare les fournisseurs d'énergie

Un bras de fer diplomatique

La diplomatie américaine affirme soutenir les pays européens qui contestent la construction de ce gazoduc. Ce nouveau circuit viendra en effet concurrencer le pipeline existant, qui traverse les pays baltes, la Pologne et l’Ukraine. Le projet Nord Stream 2 fera perdre à ses derniers d’importantes redevances.

Face aux mesures prises par les États-Unis, la réponse européenne ne s’est pas fait attendre. Le ministre allemand des Affaires étrangères reproche à Washington de s’immiscer dans la politique énergétique européenne.

La commission européenne ne cache d’ailleurs pas ses inquiétudes concernant l’évolution de la politique américaine.

Important Un récent communiqué condamne les sanctions émises par des pays tiers à l’encontre des firmes européennes qui exécutent leurs missions de manière légitime.

Concrètement, la construction du gazoduc n’enregistre que peu de retard suite à ses sanctions américaines. Il reste 120 kilomètres de tuyaux à installer avant la mise en service du gazoduc en 2021. La construction de ce dernier tronçon sera assurée par Gazprom elle-même.

En revanche, les travaux restants se feront dans les eaux du Danemark. Le Chef de la diplomatie américaine prévoit notamment un voyage dans ce pays pour discuter de « sujets d’intérêt commun ».

Je compare les tarifs