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Ankara tient tête à l’Union européenne et accélère ses programmes d’exploration gazière dans les eaux chypriotes

 Vue sur la mer égée au bord de l'île de Milos

Sans tenir compte des rappels à l’ordre de Bruxelles, la Turquie poursuit ses investigations de gisements gaziers au large de la méditerranée orientale. Des opérations controversées à l’origine de fortes tensions entre Ankara et Athènes. Depuis plusieurs mois, le bateau de forage Yavuz s’impose sur un territoire revendiqué par la Grèce. Les recherches sont prolongées jusqu’au 15 septembre.

Un conflit territorial

Le communiqué de la marine turque se présente comme un message d’avertissement en déconseillant toute circulation dans la zone de recherche. La poursuite des opérations se déroule sur fond de fortes tensions.

ImportantLes gisements gaziers présents dans cette partie de la méditerranée orientale sont ardemment convoités par la Turquie depuis leur découverte il y a quelques années. Les sites, localisés entre Chypre et l’île de Crète, se trouvent pourtant dans une zone maritime revendiquée par la Grèce.

Yavuz est le deuxième navire déployé par Ankara après Oruç Reis pour mener les recherches sous forte protection. En effet, les expéditions sont escortées par des navires de guerre.

Pour la Turquie, tout l’enjeu de ces manœuvres est avant tout d’asseoir son leadership géopolitique dans la région. Mais c’est aussi et surtout un moyen pour le pays de ne plus dépendre des fournisseurs étrangers. Il faut en effet savoir que les approvisionnements en gaz naturel de la Turquie proviennent pour l’essentiel de l’étranger.

Or, avec la dépréciation de la livre turque ces dernières années, les prix des produits importés, et donc du gaz, ont littéralement explosé. Il suffit de jeter un œil aux chiffres publiés par les comparateur de gaz pour se rendre compte que les ménages turcs paient leur gaz deux à trois fois plus chers que leurs voisins européens.

Des appels à l’apaisement

En réponse à la décision turque d’accélérer son projet d’exploration pétrolière dans les eaux chypriotes, l’Union européenne a ordonné à Ankara d’arrêter immédiatement ses opérations. Bruxelles redoute une escalade de tensions et de l’insécurité dans la région. La France, de son côté, soutient la Grèce, et vient de déployer une force militaire dans la zone conflictuelle.

Les États-Unis ont également exprimé leurs opinions sur la situation. Les chefs de la diplomatie américaine et turque ont abordé le sujet lors de leur récente rencontre en République dominicaine.

Les diplomates ont notamment évoqué l’urgence de calmer les tensions existantes autour de cette zone.

Pour sa part, Ankara ne semble pas prêt à faire marche arrière, et confirme sa volonté de défendre ses intérêts , et ce, en dépit des appels à la désescalade émis par les chefs de la diplomatie des pays de l’Union européenne.

Compte tenu de la délicatesse de la situation, le président turc déclare néanmoins être ouvert au dialogue. Il précise toutefois que

La Turquie ne cèdera pas aux menaces et aux sanctions.
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