Le gouvernement promet des mesures d’atténuation de l’inflation des prix de l’énergie

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À partir du 1er octobre, les tarifs réglementés de l’énergie au Royaume-Uni bondiront de 80 %. Des milliers de Britanniques menacent déjà de ne plus payer leurs factures. Encore marqué par le mouvement des gilets jaunes, le gouvernement assure que ce scénario « anglais » ne se reproduira pas en France.

À la différence de la France, le Royaume-Uni ne dispose pas d’un parc nucléaire capable de fournir jusqu’à 67 % de la production nationale d’électricité en temps normal. Le pays continue ainsi de solliciter ses centrales à gaz ou à charbon, qui assurent 41 % de sa production électrique.

Cette forte dépendance aux hydrocarbures le rend vulnérable à l’explosion des prix du gaz sur les marchés européens. Et comme souvent, les consommateurs en paient le prix fort. La situation n’est pas aussi chaotique de l’autre côté de la Manche. Cependant, une augmentation rationnelle des factures d’énergie en France est inévitable.

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Des dispositifs d’atténuation pour les plus précaires

Alors que les fournisseurs alternatifs annoncent une révision des prix de leurs contrats à partir d’octobre, l’inquiétude monte chez les consommateurs français. La sortie récente d’Élisabeth Borne n’est pas de nature à les rassurer. Selon la Première ministre, une augmentation des factures d’électricité et de gaz s’avère incontournable en 2023. La cheffe du gouvernement est restée vague sur l’ampleur de cette hausse sur un comparatif gaz. En cause, l’exécutif travaille encore sur les mesures d’atténuation qui permettront de contenir l’inflation de l’énergie pour les ménages.

Ces dispositifs seront élaborés de façon à empêcher un accroissement « démesuré » du coût du chauffage et de l’électron sur le budget des familles. Qui bénéficiera de ces coups de pouce ? Le porte-parole du gouvernement entretient aussi le flou. D’après Olivier Véran, les mesures étudiées actuellement ciblent avant tout les foyers qui ont du mal à se chauffer. Ce groupe inclut les entrées de classes moyennes et les catégories populaires, des ménages qui bénéficient actuellement du chèque énergie. M. Véran sous-entend que les plus aisés, surtout ceux appartenant aux 10 % de la tranche supérieure, en seront exclus.

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Disparition prochaine de l’actuel bouclier tarifaire

Alors qu’il devait prendre fin le 30 juin, le blocage des prix de l’électricité a été prolongé jusqu’à la fin de l’année. Ce plafonnement ne durera pas indéfiniment. Le porte-parole du gouvernement indique que les prix du gaz et de l’électricité pourraient augmenter à partir de 2023. En revanche,

Important Il assure qu’il n’y aura pas de rattrapage ni de flambée comparable à ce qui se passe au Royaume-Uni.

Le gouvernement mettra en place des dispositifs censés amortir le choc, dont les détails seront connus dans le projet de loi de finances 2023. M. Véran annonce notamment l’instauration de « mesures de protection » pour les ménages à bas revenu, qu’ils soient abonnés ou non au tarif bleu d’EDF. Le périmètre et la nature de ces aides seront débattus devant l’Assemblée nationale cet automne ou au début de l’hiver.

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