Le gaz souffle le chaud et le froid sur les Bourses européennes

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Malgré les efforts des dirigeants et des entreprises depuis le début de la guerre en Ukraine, les Vingt-Sept sont toujours vulnérables à un hypothétique arrêt total des livraisons de gaz russe cet hiver. Cette perspective sème le doute chez les investisseurs, surtout depuis les derniers évènements autour du gazoduc Nord Stream 1.

« Winter is coming ». Cette phrase culte de la célèbre série Game of Thrones sonne de plus en plus comme un avertissement réel dans la tête des dirigeants, des entrepreneurs et des citoyens européens, à l’approche d’un hiver de tous les dangers sur le plan énergétique. Qu’adviendra-t-il du confort des logements européens, sans le précieux chauffage au gaz ? Quel sera l’impact d’une pénurie d’énergie sur l’économie du marché unique ? Ces questions préoccupent aussi les principales places boursières européennes. De Paris à Francfort, les investisseurs scrutent le moindre signal venant des décideurs politiques et des opérateurs économiques.

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Des marchés suspendus à la menace d’une pénurie

Début septembre, la Russie a décidé de suspendre indéfiniment les livraisons de gaz via Nord Stream 1, officiellement à cause de « fuites d’huile » dans un moteur d’une station de compression. Moscou estime que la réparation ne pourra se dérouler normalement, tant que les sanctions européennes persistent. En juin, ce pipeline transportait encore 170 millions de mètres cubes par jour, selon la simulation consommation gaz effectuée par son opérateur.

Ce conduit, d’une capacité totale de 27 milliards de m³, transporte en temps normal un tiers des volumes acheminés en Europe centrale. Sans surprise, l’annonce de sa fermeture a ravivé les craintes des Européens, tant ce gazoduc représente beaucoup pour leur approvisionnement. En Allemagne, le gouvernement de coalition a réagi presque immédiatement, en dévoilant un plan d’aides de 65 milliards d’euros. Les autres pays européens ont déployé des mesures similaires pour limiter le poids du coût de l’énergie sur le pouvoir d’achat des ménages.

En parallèle, les Vingt-Sept encouragent leurs citoyens à une plus grande sobriété énergétique. Selon eux, c’est le meilleur moyen de se préparer à une possible coupure totale des livraisons de gaz par la Russie dès cet hiver. Les réponses de l’Europe rassurent globalement les marchés financiers. Néanmoins, les analystes estiment toujours qu’ une fermeture du robinet de gaz russe impliquera des mesures de rationnements et de restrictions strictes, qui auront des conséquences notables sur l’économie européenne. Cette inquiétude se ressent sur les marchés, où l’euro reste faible par rapport au dollar.

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Une lueur d’espoir dans l’annonce de la BCE

En l’absence d’indicateur de premier plan,

ImportantLe gaz russe entretient la pression sur les Bourses européennes durant la première moitié de la semaine dernière.

À Paris, le CAC 40 évoluait en baisse jusqu’à jeudi, veille d’une annonce très attendue de la Banque centrale européenne. Les Bourses de Francfort et de Londres suivent la même tendance. Néanmoins, cette courbe s’est inversée dès vendredi 9 septembre, après que la BCE a confirmé un relèvement de 75 points de son taux directeur.

Cette décision envoie un signal positif aux investisseurs, qui n’ont pas manqué de miser à nouveau sur un renforcement de l’euro (+0,5 % en fin de semaine). Ces corrections passagères n’effacent pas pour autant la tendance baissière observée sur les bourses européennes depuis le début de la crise de l’énergie.

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