Engie s’associe au développement d’un terminal de GNL allemand

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Dépendante des livraisons de gaz russe, l’Allemagne accélère son désengagement vis-à-vis de Moscou. Le pays se tourne en particulier vers le GNL, dont l’importation sera facilitée grâce au déploiement de terminaux flottants sur la mer Baltique et sur l’Elbe. Le groupe français Engie vient d’officialiser sa participation à l’un de ces projets.

En quelques mois, l’Allemagne se trouve dans l’obligation de réorganiser l’ensemble de son système énergétique. Avant la guerre en Ukraine, le pays acheminait jusqu’à 60 % de ses besoins en gaz par les gazoducs Yamal-Europe et Nord-Stream 1, qui transportent les précieuses cargaisons fournies par la Russie. Face aux actions hostiles de Moscou, Berlin décide de changer son fusil d’épaule, en privilégiant les achats de GNL auprès des États-Unis et d’autres grands fournisseurs. En attendant les études et la construction de terminaux de regazéification permanents, le gouvernement mise sur des complexes flottants, plus faciles à déployer et à exploiter.

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Des ambitions à long terme pour l’hydrogène

Longtemps proche de Moscou sur la question énergétique, Berlin entreprend un virage à 180° depuis quelques mois. Selon le dernier comparateur gaz outre-Rhin,

ImportantLes livraisons russes ne représentent que 37 % des importations de l’Allemagne fin août, contre plus de 60 % avant la guerre.

Cette part diminuera progressivement, quand les terminaux de regazéification de GNL entreront en service. Jusqu’à présent, le pays mène cinq grands projets de ce type, dont le premier site deviendra opérationnel avant la fin de l’année. Plusieurs compagnies allemandes et européennes s’associent à ces chantiers, dont :

  • EnBW ;
  • RWE ;
  • Uniper.

Le cinquième terminal en projet verra aussi la participation d’Eon, de Tree Energy Solutions (TES)… et d’Engie. Le groupe français fait partie d’un consortium chargé de construire et d’opérer un terminal méthanier qui sera installé en Basse-Saxe. Cette capacité supplémentaire renforce la position de l’Allemagne sur le marché du GNL. Grâce à ses nombreux sites de stockage, le pays pourra regazéifier de grands volumes de gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis et des autres principaux producteurs, avant de les conserver.

Marco Alvera, le patron de TES voit encore plus loin. Selon lui, ce cinquième terminal utilise une technologie pouvant être exploitée pour la prochaine transition vers l’hydrogène. D’ailleurs, l’investissement de Tree Energy Solutions porte principalement autour de cette énergie du futur. L’entreprise développe sur le site de Wilhelmshaven, en Basse-Saxe, un terminal capable d’importer 7 millions de tonnes d’hydrogène vert chaque année. Les premières livraisons devraient intervenir en 2025.

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Sortir de l’emprise russe à moyen terme

D’abord hésitant durant les premiers mois du conflit, le gouvernement allemand n’a plus de doute concernant sa relation avec la Russie. Berlin compte réduire, voire suspendre ses partenariats énergétiques avec Moscou et Gazprom dans les prochaines années. En tout cas, les dirigeants allemands ne compteront plus sur la Russie cet hiver.

Pour gagner son indépendance vis-à-vis de la Russie,

ImportantLe pays assouplit les démarches administratives autour de ses projets de terminaux de GNL flottants.

Deux de ces infrastructures, situées à Lubmin et à Stade, tourneront à plein régime d’ici la fin 2023.

Deux autres projets de gazéification et de stockage suivront à Lubmin, encore, et à Rostock. Un cinquième terminal, géré par Engie et ses partenaires, sera implanté dans le port de Wilhelmshaven. Sa capacité annuelle s’élève à 5 milliards de mètres cubes. Avec toutes ces infrastructures, l’Allemagne entend importer 30 milliards de mètres cubes de gaz sous forme de GNL d’ici un an.

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