La reconstitution des réserves de gaz pour le prochain hiver se déroule bien en Europe

Pétrole et de gaz de Mossmorran au crépuscule

Les réserves de gaz européennes se remplissent comme habituellement, soutiennent les autorités françaises. Pour l’instant, la situation évolue ainsi positivement. De plus, l’Europe continue de recevoir le gaz russe malgré les conflits en Ukraine. Le gaz provenant des États-Unis et de l’Afrique est aussi d’une aide précieuse. Les inquiétudes n’ont donc pas leur place avec le rythme actuel.

Le contexte semble évoluer en faveur de l’Europe, du moins pour le moment. En dépit des tensions en Ukraine, elle continue de recevoir le gaz russe et est en mesure de remplir ses réserves. Les autorités se montrent ainsi rassurantes. Les réserves européennes sont approvisionnées au même rythme qu’habituellement d’après eux. La hausse du prix a par ailleurs des effets positifs malgré les répercussions sur les consommateurs. Elle a contribué à ralentir la consommation et permis de se constituer rapidement un stock pour la prochaine saison hivernale. Les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) représentent un atout supplémentaire. L’évolution de la relation avec la Russie reste néanmoins déterminante.

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Les demandes de gaz en baisse en Amérique Latine et en Asie

La situation actuelle permet aux autorités européennes de se montrer confiantes quant à la reconstitution des réserves de gaz. L’Europe bénéficie du gaz naturel liquéfié (GNL) provenant de l’Afrique, du Qatar et en grande partie des États-Unis. En mesure de payer plus cher, elle gagne facilement le marché. Les pays comme le Pakistan, l’Inde ou le Bangladesh choisissent pour leur part de déployer des solutions alternatives. Ils se tournent vers le fioul ou le charbon pour produire l’électricité avec le prix du gaz qui est élevé.

En Amérique Latine et en Asie, les demandes pour le GNL ont diminué en 2021, ce qui profite également à l’Europe. Cette baisse s’explique en partie par un hiver plus doux en Asie selon Anne-Sophie Corbeau de l’Université de Columbia. Ainsi, le Vieux Continent a reçu environ 11 milliards de mètres cubes de gaz naturel liquéfié en avril 2022. Ce chiffre représente un record.

La reconstitution des réserves est en même temps facilitée par la consommation des ménages européens. Elle a chuté ces derniers mois, une baisse qui peut être constatée à travers une simulation consommation gaz. Le prix a aussi augmenté, obligeant les usagers à chercher des alternatives.

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Des réserves remplies à près de 40 %

Le gaz coûte désormais cinq fois plus cher qu’auparavant en Europe. Dans des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne, les ménages ont ainsi diminué la température intérieure. Un geste visant à limiter les dépenses en énergie. Les particuliers ne sont pas les seuls à avoir pris ces initiatives. Plusieurs industriels qui se servent du gaz l’ont aussi remplacé par du fioul ou du charbon lorsque cela est possible. Certains professionnels ont même cessé leurs activités face à une rentabilité réduite. C’est par exemple le cas des producteurs d’engrais azotés.

Aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Pologne, les centrales électriques au charbon ont fonctionné de façon quasi permanente. Elles se substituent aux centrales à gaz. Ces changements se sont traduits par une baisse de 10 % de la consommation en Europe au premier trimestre 2022. Le recul est de 19 % au mois d’avril dernier. La France fait figure d’exception sachant que le prix du gaz a été gelé depuis octobre 2021 dans le pays.

D’après les informations communiquées, les réserves sont reconstituées à 38 % pour l’ensemble de l’Europe. Le volume est supérieur à celui enregistré habituellement à la même période. La proportion est de plus de 39 % pour la France. Le maintien des livraisons provenant de la Russie est toutefois crucial pour atteindre 80 % au 1er novembre 2022. Si elles sont suspendues, certains pays comme l’Hexagone pourront parvenir à cet objectif. Ce ne sera cependant pas le cas pour d’autres qui s’appuient essentiellement sur le gaz russe. Cela concerne notamment les pays de l’Europe de l’Est.

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