L’Iran se propose d’approvisionner l’Europe en gaz

Cric de pompe à huile

Fortement dépendante du gaz russe, l’Union européenne ne peut pas sanctionner pleinement la Russie pour son attaque de l’Ukraine. Les Vingt-Sept cherchent urgemment à se défaire de cette emprise, en diversifiant leurs sources d’approvisionnement. Cette opportunité semble attirer l’attention de l’Iran, qui étudierait la possibilité de livrer du gaz en Europe.

L’année dernière, l’UE a importé de Russie 45 % de ses besoins en gaz. Même si ces achats ont diminué depuis février, le géant russe contrôle toujours une partie non négligeable de l’approvisionnement en gaz des Vingt-Sept. Le pays n’hésite pas à user de sa position de force pour faire pression sur l’Europe.

Vladimir Poutine a prévu l’arrêt des livraisons du précieux combustible bleu aux clients qui refusent de payer en roubles. Fin avril, la Bulgarie et la Pologne en ont fait les frais. D’autres pays pourraient subir le même sort. À moins que l’Europe trouve un compromis avec l’Iran, troisième producteur mondial.

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Un retour sur le marché du gaz iranien à l’étude

En 2017, l’Iran possédait les deuxièmes plus grandes réserves prouvées de gaz au monde, selon un comparateur gaz de l’AIE. Seule la Russie le devance sur ce classement. L’ancienne Perse dépasse même le Qatar et les États-Unis en matière de réserves prouvées.

Le pays arrive en troisième position dans le classement des plus gros producteurs de gaz, derrière les États-Unis et la Russie, mais loin devant la Norvège et le Qatar, deux des fournisseurs alternatifs avec lesquels l’UE négocie activement depuis le début de la guerre en Ukraine. Interrogé sur un éventuel retour de l’Iran sur le marché mondial, le vice-ministre du Pétrole iranien affirme que la République islamique y travaille actuellement. En revanche, le responsable iranien n’indique aucune date et n’apporte aucun détail sur l’avancée des discussions avec l’Europe – en supposant que de telles négociations ont lieu.

Le pays reste en effet soumis aux sanctions strictes réimposées par les États-Unis depuis 2018. Cet embargo concerne tous les produits d’exportation de l’Iran, ce qui inclut le pétrole et le gaz naturel. Pour l’Agence internationale de l’énergie, l’acheminement du gaz iranien en Europe reste suspendu à la levée de ces sanctions par les USA. D’autre part,

Important Les capacités de production de l’Iran sont encore limitées et elles couvrent principalement les besoins locaux et régionaux.

Autrement dit, il faudra attendre plusieurs mois, voire quelques années, avant d’espérer son retour dans le concert des grands exportateurs mondiaux.

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Développer le marché du gaz et la diplomatie énergétique

Dans sa déclaration, Majid Chegeni indique que l’Iran poursuit l’étude d’une éventuelle vente de gaz naturel à l’Europe. Le pays n’a pas encore trouvé une solution concrète aux obstacles inhérents à un tel projet, surtout sur le plan diplomatique et technique.

Le vice-ministre du Pétrole reconnaît que la République islamique travaille encore sur l’élargissement de son marché du gaz. L’annonce récente d’une augmentation des exportations vers l’Irak s’inscrit sans doute dans cette perspective. Enfin,

ImportantTéhéran rappelle que ses représentants régionaux et internationaux cherchent actuellement à développer la diplomatie énergétique, un levier indispensable pour peser sur le marché international du gaz naturel.

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