L’Allemagne se prépare à une importation massive de GNL arabe

Navire-citerne GNL

Berlin a récemment émis des doutes sur la possibilité de renflouer suffisamment ses stocks pour le prochain hiver. L’approvisionnement russe étant incertain, l’Allemagne risque de perdre son plus gros fournisseur. Elle s’est alors tournée vers le Qatar pour remettre à l’ordre du jour et finaliser le projet d’importation de GNL en provenance du pays.

Ces derniers mois, les problèmes liés à l’énergie ne cessent de défrayer la chronique. Une hausse des prix est apparue dès la reprise des activités économiques, au lendemain du confinement. Le conflit opposant la Russie à l’Ukraine a contribué à perturber un secteur déjà fort tendu. L’Allemagne est un des pays les plus touchés par cette crise.

Berlin a conversé récemment avec Doha pour mettre au point un accord commercial. L’Allemagne compte sur le gaz naturel liquéfié qatari pour résoudre son problème énergétique. En effet, le GNL, gaz transformé sous forme liquide, permettra de disposer d’une source d’approvisionnement rapidement opérationnel, sans devoir construire des gazoducs.

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Tension et incertitude autour du gaz russe

En représailles à l’invasion russe sur le sol ukrainien, l’Europe entend mettre en place une sanction économique sévère. Ce boycott vise à affaiblir la Russie, en le privant de sa source de financement et de son moyen de pression : le commerce d’hydrocarbure. Une décision à laquelle l’Allemagne s’est vivement opposée. À ce stade, enlever ce combustible de l’équation énergétique allemande engendrera un bouleversement incontrôlable des chiffres découlant de l’estimation consommation gaz.

Sa prise de position a valu à l’Allemagne d’essuyer de nombreuses critiques de ses alliés. Mais le gouvernement allemand ne pouvait faire autrement, sous peine plonger son pays dans une crise énergétique de grande envergure, fragilisant son équilibre économique. En effet, le pays tire la moitié de son approvisionnement de gaz des gazoducs russes. Berlin appréhende actuellement l’augmentation des besoins des industries et des particuliers en combustible, prévue pour l’hiver 2022. Si la situation ne s’améliore pas, les Allemands passeront cette saison dans le froid.

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Berlin mise sur le GNL

L’Europe est consciente que la Russie figure en haut de la liste des producteurs de gaz du continent. Une place qui lui assure une ascendance par comparaison avec les autres pays européens. Ces derniers cherchent activement des alternatives pour réduire cette dépendance, dont l’importation de GNL. Cette source d’approvisionnement est, depuis plusieurs années déjà, au centre des négociations entre l’Allemagne et le Qatar, sans aboutir à un accord définitif.

Cela s’explique par le fait que le commerce de GNL implique de gros investissements dès la phase de production. Si jusqu’alors, l’Allemagne ne parvenait pas à déterminer son objectif à long terme concernant le gaz, la crise a changé la donne. La menace de pénurie a poussé celle-ci à capituler face à l’exigence d’un accord à long terme du fournisseur arabe. En effet, les deux parties ont trouvé un terrain d’entente pour pérenniser leur collaboration.

Face à la demande, le Qatar compte déjà augmenter son volume d’exportation de 50 % dans les cinq prochaines années. L’importation de GNL nécessite la mise en place d’un terminal spécifique. L’exécutif allemand a amorcé les préparatifs pour en construire deux dans les plus brefs délais.

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