Le Groupe Bel prévoit d’atteindre la neutralité carbone en 2025, grâce à la biomasse

Biogaz derrière le champ de maïs

En France, nombreuses sont les entreprises à prendre part à la lutte contre le réchauffement climatique à travers la transition énergétique leur permettant d’atteindre la neutralité carbone. Ce serait bien le cas pour le Groupe Bel qui a fait le choix pour la biomasse comme source d’énergie qui devrait lui permettre d’y parvenir.

D’ici quelques années, la production des fromages mini Babybel sera des plus écologiques. Ce, pour la simple raison que le Groupe Bel a décidé d’intégrer la liste des entreprises se fixant pour objectif d’atteindre la neutralité carbone dans le but de prendre part à la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour sa part, l’enseigne s’est donné pour engagement d’y parvenir en 2025 pour l’ensemble de ses sites. Et aux dernières nouvelles, tout indique qu’elle a déjà fait ses premiers pas en commençant par l’usine Bel d’Evron qui utilisera la biomasse comme source d’énergie pour sa chaudière à partir de juin 2022.

En route vers la neutralité carbone

Comme mentionné plus haut, le Groupe Bel a prévu d’atteindre la neutralité carbone en 2025 pour ses 32 sites répartis un peu partout à travers le monde en accordant la faveur à la biomasse en tant que source d’énergie et en laissant de côté le gaz jugé trop polluant.

En ce sens, tout indique que l’entreprise a choisi l’usine située à Evron pour ses premiers pas dans cette ruée vers la transition énergétique. D’ailleurs, les travaux ont déjà commencé depuis avril 2021 avec la construction d’une immense chaudière qui fonctionnera à la biomasse à partir de juin de l’année prochaine selon ses prévisions.

Un ambitieux dessein selon le groupe indiquant que cette transformation lui coûtera près de 6,5 millions d’euros d’investissement pour ainsi dire qu’il lui faudrait beaucoup plus pour le reste de ses usines. Quoi qu’il en soit, ses dirigeants peuvent compter sur le dispositif France Relance du gouvernement pour les soutenir selon Céline Broquin-Lacombe, la sous-préfète à la relance en Mayenne faisant remarquer que :

Le projet est financé à 40% par l’État avec une aide en plus qui va s’étaler sur dix ans, 140 000 euros par an, de façon à rendre la biomasse plus compétitive qui, au niveau du prix, n’est pas encore au même niveau que celui du gaz.

Céline Broquin-Lacombe

La biomasse au cœur de la stratégie

Pour le Groupe Bel, l’atteinte de la neutralité carbone sera assurée par l’utilisation de la biomasse comme source d’énergie. Non pas sans raison puisqu’en procédant à un comparatif gaz, l’entreprise a découvert ce choix lui permettra de réduire à hauteur de 85% le taux d’émission de CO2 de ses sites. En prenant en exemple le cas de l’usine Bel d’Evron, l’enseigne a ainsi fait savoir que :

Cette chaudière va produire 35 000 MWh par an, ce qui représente 70 à 80% de notre production d’énergie pour le site. On va économiser 8 500 tonnes d’équivalent CO2 par an.

Ainsi, le gaz qui fait actuellement fonctionner ses chaudières cèdera sa place à de la biomasse généralement issue de haies bocagères entretenues par des éleveurs et des agriculteurs. Ce, qui porte d’ailleurs à croire que le niveau de pollution restera le même, mais pour dissiper ce malentendu, l’entreprise a tenu à préciser que :

Ce bois, une fois brûlé, certes il émet du CO2, mais derrière, il est replanté et en repoussant, grâce à la photosynthèse, il stocke le CO2 et donc, le bilan carbone est neutre.
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