Le gouvernement prévoit de dédommager des fournisseurs pénalisés par le gel du prix du gaz

Consommation d’énergie et coûts d’énergie

Les consommateurs français se réjouissent de la décision de l’exécutif de geler le tarif de gaz. Cette mesure leur permet de profiter d’un prix raisonnable, au moins durant l’hiver. La nouvelle est cependant loin de faire plaisir aux fournisseurs. Elle risque de leur causer du tort que le gouvernement se propose de réparer.

Les impacts du Covid-19 se font beaucoup ressentir sur l’économie française. Le gaz, un produit à la multiple utilité, a connu une hausse de prix considérable durant ces derniers mois. La situation est d’autant plus critique du fait qu’il est nécessaire dans le quotidien de nombreux acteurs économiques.

Le gouvernement s’est retrouvé dans l’obligation de limiter les effets de la flambée des prix sur les consommateurs. La décision de geler les tarifs réglementés de vente du gaz a été alors prise. Une initiative qui est naturellement mal accueillie par les fournisseurs. Pour y remédier, des mesures de compensation sont mises en place pour les dédommager.

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Le bonheur des consommateurs fait le malheur des fournisseurs

La crise inquiète particulièrement les consommateurs. Ils peuvent suivre au moins de près l’évolution des tarifs à l’aide d’un comparatif gaz. Face à la situation actuelle, le gouvernement a fait savoir récemment qu’il compte mettre en place un mécanisme de stabilisation des prix.

Dernièrement, il a décidé de geler les tarifs jusqu’en juin 2022. Cette mesure consiste à fixer le prix du gaz indépendamment du cours du marché. Concrètement, les consommateurs bénéficient d’une facturation modérée durant l’hiver, mais devront payer plus cher ultérieurement pour couvrir le manque à gagner des fournisseurs.

Il s’agit d’un coup dur pour les fournisseurs, qui subissent une perte de gain considérable. Étant donné la situation actuelle, il est à craindre que la situation ne puisse s’améliorer de sitôt à leur égard. Pour déterminer le montant exact de l’argent perdu, il faut prendre en compte les aléas du marché. Le ministère de l’Économie et des Finances estime qu’il franchit le cap du milliard d’euros. Un trou considérable dans les finances des fournisseurs.

Un amendement en faveur des fournisseurs

15 %, c’est le taux d’augmentation prévu en ce mois de novembre sur le prix du gaz. Un pourcentage qui résonne douloureusement dans l’esprit des fournisseurs, qui se retrouvent lésés par le gel des prix. Le gouvernement prévoit de remédier à leurs pertes dans un amendement récent dans le projet de loi de finances. Ce manque à gagner sera scrupuleusement calculé, avec le concours de la Commission de régularisation de l’énergie. Une part des pertes seront comblées par les consommateurs dans la phase où ils devront payer le gaz plus cher. Le reste sera prélevé sur le budget de l’État.

Les impacts du gel de prix sont ressentis plus sévèrement par les entreprises de petite envergure, avec un faible nombre de clients. Elles bénéficieront d’une mesure d’urgence pour leur éviter de dépasser le point de non-retour. Un acompte sur le dédommagement prévu dans le budget de l’État leur sera versé d’ici le 28 février de l’année prochaine.

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