Eni prévoit de démarrer la production de gaz au Mozambique en 2022

station service eni

Le vif intérêt d’Eni pour le Mozambique n’est pas récent. Le groupe italien a découvert en 2011 un énorme gisement gazier dans le pays. Aujourd’hui, il compte bien y concrétiser son projet de production de gaz à partir de l’an prochain alors que TotalEnergies vient d’abandonner le sien il y a quelques mois.

Le gouvernement du Mozambique a annoncé la nouvelle après un entretien, qui s’est tenu à Maputo, entre le président mozambicain et le patron d’Eni. Depuis 2017, la compagnie italienne d’hydrocarbures a investi quelques millions de dollars dans le projet malgré la menace terroriste qui sévit dans le pays.

Celui-ci est censé rapporter plus de 15 milliards de dollars au gouvernement sur une vingtaine d’années. Il peut faire du Mozambique l’un des principaux exportateurs de GNL de la planète. Le pays dispose en effet d’immenses gisements gaziers non exploités. Pour préserver le projet d’Eni de la menace terroriste, ce dernier est prévu dans la province de Cabo Delgado.

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Le Mozambique devenu un eldorado gazier convoité

Alors qu’en France, il devient encore plus judicieux pour les consommateurs d’effectuer une estimation consommation gaz pour choisir un fournisseur en raison de la flambée des prix de l’énergie, d’importants investissements gaziers sont en train d’être réalisés au Mozambique. Le pays a été surnommé le Qatar de l’Afrique lorsque l’on y a découvert de gigantesques réserves de gaz il y a environ une dizaine d’années.

Important Bientôt, il pourrait figurer dans la liste des acteurs importants du marché du GNL, tels que :

  • Le Qatar ;
  • Les États-Unis ;
  • L’Australie.

Aujourd’hui, même le Japon s’intéresse à la production de gaz naturel liquéfié au Mozambique. Au sujet de TotalEnergies, il prévoyait il y a quelques années d’investir près de 25 milliards de dollars dans le projet.

L’an dernier, la compagnie a envisagé de démarrer son exploitation à compter de 2024 dans le nord du pays. Elle a dû suspendre les travaux pendant près de deux mois à cause de l’épidémie de Covid-19. En début d’année, elle était encore prête à relancer le projet, mais le chantier de l’usine de GNL n’aboutira pas à une mise en service pour des raisons d’insécurité. En effet, il a subi une attaque djihadiste il y a quelques mois.

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Un démarrage prévu d’ici la fin du premier semestre

Il a fallu quelques années à Eni pour prendre cette décision d’investissement. Le forage en mer a été achevé début novembre. Les travaux de construction du Coral South, la plateforme de liquéfaction flottante de gaz, prendront fin cette année. Quant à la production et l’exportation du GNL, elles sont attendues au second semestre 2022.

La multinationale des hydrocarbures a failli rebrousser chemin en raison notamment de la chute du cours des hydrocarbures, mais aujourd’hui elle est bien décidée à poursuivre les travaux. Une quinzaine de banques ont accepté de lui accorder un financement de 6 milliards de dollars pour concrétiser le projet, qui concerne un champ gazier offshore, se trouvant à 50 kilomètres au large des côtes mozambicaines. Au total, elle a injecté dans ce dernier 8 milliards de dollars. 3,4 millions de tonnes de gaz devraient être produites annuellement dès 2022 ou bien 2023. Le groupe britannique BP a préacheté l’intégralité de la production.

 

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