Le projet d’extraction de gaz de charbon dans le bassin minier lorrain ne fait pas l’unanimité

Projet extraction gaz charbon lorrain

Le projet d’extraction du gaz de charbon détecté dans le bassin minier lorrain obtiendra-t-il l’aval du gouvernement ? Une décision difficile qui fera à coup sûr des mécontents. En effet, grâce à cette réserve de combustibles fossiles, la France pourrait réduire ses importations de gaz de manière significative. Néanmoins, les collectifs de citoyens locaux contestent vivement le projet.

Une importante réserve de gaz de couche

En Moselle, le bassin minier lorrain abrite une importante réserve de gaz de charbon pur à 96 %. Ce combustible « de couche » est localisé à plus de 1 km de profondeur dans des veines de charbon qui n’ont jamais été exploitées jusque-là.

Au cours de la dernière décennie, La Française de l’Énergie a mené des études d’exploration sur site, et a obtenu des résultats concluants.

ImportantLes réserves existantes sont estimées à plus de deux milliards de mètres cubes de gaz. Ce qui correspond à la consommation de gaz française sur plus de cinq ans.

L’entreprise a ainsi soumis une demande de concession auprès de l’exécutif en vue d’exploiter ladite réserve. La réponse du gouvernement est attendue début 2022.

Face à cette nouvelle, plusieurs associations et collectifs de citoyens ont fait part de leur opposition dans une lettre ouverte adressée à l’exécutif. Ces derniers demandent au gouvernement de refuser le projet. Pour eux, consentir cette exploitation est contraire avec la lutte contre le changement climatique et les objectifs gouvernementaux en la matière.

Une faible empreinte carbone

Il faut savoir que l’entreprise requérante exploite déjà du gaz de mine dans les anciennes galeries souterraines du nord. Elle capture et valorise le méthane qui s’échappe de ces sites pour éviter le réchauffement de l’atmosphère.

À la différence de ce gaz de mine, également appelé grisou, le gaz de couche de charbon ne présente aucun risque pour l’environnement là où il se trouve actuellement.

L’intérêt de l’exploitation de cette réserve est tout autre. Le gaz ainsi obtenu pourrait en effet se substituer au gaz que la France importe des principaux pays fournisseurs de gaz fossile, et ce, avec une moindre empreinte carbone dans la mesure où il n’y aura plus de transport ni de traitement.

Il semblerait d’ailleurs que La Française de l’Énergie a développé un système de forage en drain horizontal permettant d’extraire le gaz par différentiel de pression, évitant ainsi le recours à un procédé chimique.

En plus, la roche est déjà à un stade de fragmentation élevée. La fracturation hydraulique n’est de ce fait plus nécessaire.

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