Gazprom annonce des résultats records au troisième trimestre

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Le géant gazier russe Gazprom a dévoilé ses résultats du troisième trimestre fin novembre. Sans surprise, la flambée des prix de l’énergie a profité au groupe, qui enregistre un bénéfice net de près de 7 milliards d’euros. Compte tenu du contexte actuel, la compagnie s’attend à un quatrième trimestre tout aussi impressionnant.

En 2020, les marchés du gaz ont été fortement ralentis par le confinement et les mesures de restrictions sanitaires. Les demandes ont chuté, entraînant une baisse historique des prix. La situation s’est inversée début 2021, lorsque la situation épidémiologique s’est améliorée. Depuis, les cours du gaz ont été quasiment multipliés par cinq, soutenus par une reprise économique mondiale plus forte que prévu. D’autres analystes attribuent cette envolée des prix aux manœuvres de certains États, surtout la Russie, qui refusent d’augmenter leur production. Dans tous les cas, les prix records du gaz font le bonheur des compagnies comme Gazprom.

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Un marché animé et des stocks réduits

Sur tous les sites comparateur gaz, on observe depuis cet été une augmentation vertigineuse des prix du GNL. Cette tendance concerne aussi bien le gaz vendu en Europe que celui livré en Asie ou en Amérique du Nord. Selon les experts, cette forte inflation trouve plusieurs origines. D’abord, le redémarrage de l’économie a fait bondir les besoins énergétiques des entreprises et des pays. Et les commandes s’enchainent auprès des producteurs. Or, ces derniers peinent à suivre le rythme, leurs stocks ayant été largement entamés à cause d’un hiver prolongé en 2020.

Au même moment, les énergies renouvelables, censées relayer les combustibles fossiles, ont eu un impact limité sur le réseau. Leur apport reste limité, pénalisé par des conditions météorologiques défavorables. Les analystes croient également que les politiques menées par les pays producteurs, surtout la Russie, alimentent cette dynamique inflationniste. Plusieurs voix critiquent le refus de Moscou d’augmenter sa production pour dégonfler la pression sur les marchés du gaz.

La Russie, qui est accusée de faire du chantage pour obtenir rapidement la certification de son nouveau gazoduc Nord Stream 2, dément toutes ces allégations. Le pays évoque plutôt une erreur stratégique de l’UE, qui aurait privilégié les achats au comptant au détriment des contrats longue durée avec Gazprom. Malgré leur consternation, les pays de l’Union européenne disposent d’une faible marge de manœuvre : la Russie fournit plus d’un tiers des besoins en gaz de l’UE.

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Des bénéfices records pour Gazprom

Loin de ces joutes verbales, Gazprom continue d’abreuver les réseaux européens de sa précieuse marchandise. Le géant gazier russe a publié fin novembre ses résultats du troisième trimestre, une période marquée par une forte hausse de son bénéfice net. La compagnie enregistre 581,8 milliards de roubles de profit au T3, soit l’équivalent de 6,8 milliards d’euros. Pour rappel, à la même période en 2021, l’entreprise a subi une perte nette de 251,3 milliards de roubles. Le chiffre d’affaires trimestriel s’élève toutefois à 27,8 milliards d’euros (2,37 trillions de roubles), ce qui constitue un record pour l’enseigne.

Selon un haut responsable de Gazprom, ces performances financières remarquables sont liées au contexte exceptionnel des marchés d’exportation, ces derniers mois. Parce que la situation ne risque pas de s’améliorer dans l’immédiat, le groupe espère réaliser des résultats tout aussi impressionnants au quatrième trimestre.

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