Veolia et Suez sont finalement parvenus à un accord après sept mois de bras de fer

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Finalement, l’activité recyclage et valorisation de Suez ne tombera pas entre les mains de l’australien Cleanaway même s’il y a peu de temps encore, le groupe envisageait d’en conclure la vente auprès de cette fondation néerlandaise. Tout cela pour en venir au fait qu’après sept mois de bras de fer, Suez et Veolia sont parvenus à un accord.

Effectuer un comparatif gaz, eau ou électricité pour découvrir les meilleures offres entre Veolia et Suez ne sera désormais plus nécessaire. Du moins, si l’accord de rachat annoncé récemment parvenait à se concrétiser pour permettre à ces concurrents français présents dans l’eau et les déchets d’évoluer sous la même bannière, celle de Veolia.

En effet, après sept mois de bras de fer, ces groupes tricolores sont finalement parvenus à trouver un terrain d’entente sur le prix de l’action de Suez. Un aboutissement positif qui devrait prochainement permettre à un champion mondial de la transformation écologique de voir le jour selon Veolia dans un communiqué.

Les mois de dialogue de sourds …

Pressions, remontrances, invectives par voie de presse ou encore recours en justice, les mots ne suffisent pas pour décrire la tension existante entre Veolia et Suez depuis octobre 2020 quand Veolia a racheté 29,9% des actions de Suez auprès d’Engie.

Une part qui ne semble pas suffire à cet acquéreur qui, à travers une offre publique d’achat (OPA), a proposé aux actionnaires de Suez d’acheter la totalité de leurs titres pour un montant initial de 18 euros par action.

Une valeur jugée insuffisante selon ces derniers qui y voient une OPA hostile pour les inciter à annoncer la perspective d’un aboutissement négatif sans pour autant mettre un terme aux échanges que certains observateurs qualifieraient de dialogue de sourds. Ce, malgré les arbitrages de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie qui n’a cependant pas perdu espoir en faisant valoir à fin mars que :

Un accord restait possible entre les deux rivaux.

Bruno Le Maire

N’empêche que quelques jours après, Suez a annoncé avoir entrepris des échanges avec la fondation néérlandaise Cleanaway pour la vente de son activité « recyclage et valorisation » en Australie au risque de faire capoter tous les efforts fournis pour arranger les choses entre ces deux groupes français.

… Ont finalement aboutit à un résultat positif

Il va sans dire que l’éventualité d’un rachat par l’australien Cleanaway n’a fait que renforcer la tension existante entre Veolia et Suez ces 7 derniers mois. Mais cette époque est désormais révolue puisqu’aux dernières nouvelles, cette longue période de dialogue de sourds a finalement aboutit à un résultat positif.

ImportantEn effet, ces opérateurs tricolores ont récemment annoncé qu’un accord a été finalisé pour l’acquisition de Suez pour 20,50 euros par action valorisant ce dernier à 13 milliards d’euros.

À travers ce rapprochement, Veolia pourrait ainsi avoir la mainmise sur :

  • Les activités actuelles de Suez dans l’eau municipale et le déchet solide en France ;
  • Les autres activités de Suez « notamment dans l’eau » et dans plusieurs zones géographiques dont l’Italie, l’Afrique, l’Inde, la Chine et l’Australie.

Ce qui ramène à dire qu’avec cette nouvelle tournure, l’éventualité d’une signature avec Cleanaway est écartée en permettant par la même occasion à Veolia de venir à bout de ses ambitieux desseins à travers ce rachat qui devrait lui permettre de :

  • Devenir un champion mondial de la transformation écologique au chiffre d’affaires d’environ 37 milliards d’euros ;
  • Donner vie à un nouveau Suez, détenu par un groupe d’actionnaires majoritairement français comprenant des partenaires financiers des deux groupes et les salariés.

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