Les Québécois ne sont pas favorables au projet GNL Québec, selon un sondage Léger

Réservoirs de gaz de sphère

Un nouveau sondage Léger réalisé quelques mois après le premier (en novembre) a révélé que le pourcentage de Québécois qui déclarent ne pas être pas favorables au projet GNL Québec/Gazoduc a nettement augmenté. En effet, celui-ci est passé de 46 % à 52 % entre décembre 2020 et avril 2021.

Ce rejet massif est dû en particulier au refus de la population de financer la construction d’un complexe industriel de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay avec l’argent public, selon l’analyse des organismes environnementaux qui ont commandé le sondage. En effet, ces derniers ont précisé dans le questionnaire que la réalisation de ce projet entraînerait une hausse de la facture d’électricité. La majorité des répondants (87 %) se sont alors prononcés contre.

Le projet ne rencontre pas les critères d’acceptabilité sociale

Les détracteurs du projet se sont appuyés sur les résultats du sondage pour démontrer que le projet ne rencontre pas les critères d’acceptabilité sociale. Pour les experts de Léger, il est normal que les Québécois réagissent de cette manière : les consommateurs sont toujours défavorables aux projets qui impliquent des contraintes financières.

Important Outre cela, le rapport du BAPE, rendu public au mois de mars, a indiqué que la construction de cette usine de liquéfaction de gaz naturel n’aurait pas de répercussions positives à long terme sur l’économie de la région.

Il s’agit plutôt d’un projet qui vise à accroître l’exportation de GNL canadienne. En effet, étant un fournisseur gaz majeur sur le marché mondial, le Canada veut améliorer son positionnement concurrentiel.

D’après l’estimation des défenseurs des consommateurs, la mise en œuvre de ce projet ferait bondir de 10 milliards de dollars la facture d’électricité des foyers et des entreprises du Québec, pour ses premières 25 années d’activité.

La décision du ministère de l’Environnement attendue dans les prochains mois

Le ministère de l’Environnement et du Changement climatique ne fera connaître sa décision qu’après avoir reçu le rapport de l’évaluation environnementale du projet GNL Québec.

Cette étude verrait la collaboration de l’Agence canadienne de l’évaluation environnementale et du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le ministre de l’Environnement devrait ainsi rendre son avis cet été.

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