Implantation d’un bâtiment Total dans l’école Polytechnique de Saclay : le patron du groupe visé par une plainte

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Le torchon brûle encore un peu plus entre Total et des étudiants de Polytechnique à Paris-Saclay. Ce qui était au départ un simple désaccord entre le géant du pétrole et des associations d’élèves a très vite pris des proportions inattendues. Aujourd’hui, le patron de la compagnie est visé par une plainte pour « prise illégale d’intérêt ».

La grogne monte chez les étudiants

Pourquoi en arriver à de telles extrémités ? Il semblerait que les divergences d’opinions entre le fournisseur gaz et les élèves de Polytechnique en ce qui concerne l’emplacement du futur centre de recherche de Total ne sont pas près de s’arranger.

La position adoptée par chaque partie dans ce conflit n’augure pas l’aboutissement à un consensus. D’après les négociations menées par Total auprès de Polytechnique à Paris-Saclay, un centre de recherche devrait trôner en plein milieu du campus. Mais via leur association Sphynx, les étudiants s’y opposent formellement et n’hésitent pas à adopter des mesures extrêmes pour empêcher le groupe de parvenir à ses fins.

ImportantUne plainte a ainsi été déposée à l’encontre du patron de Total, M. Patrick Pouyanné. Le motif invoqué est « la prise illégale d’intérêt ». Il faut savoir que le géant pétrolier fait partie des mécènes de l’établissement et son PDG siège au conseil d’administration. Selon l’association des étudiants, M. Pouyanné aurait usé de cette position pour imposer, de manière indirecte, l’implantation du centre de recherche en plein cœur du campus.

Il est donc question d’une affaire beaucoup plus sérieuse qu’une simple opposition à un projet d’envergure. Si M. Pouyanné est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, il risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, assortis d’une amende pouvant atteindre 500 000 euros.

Un site qui prend de la place

Si le centre de recherche dédié aux énergies renouvelables voit tout de même le jour, les étudiants devront partager leur « lieu de vie » avec, au minimum, 200 salariés du groupe pétrolier. Le site dédié à ce projet s’étend sur 12 000 mètres carrés.

Cette taille imposante fait également partie des critères faisant que les associations d’étudiants refusent de voir le bâtiment en question sortir de terre.

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