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La France maintient son objectif de réduire à 50% la part du nucléaire dans la production électrique

Fumée s'échapant de deux cheminées de centrales nucléaires la nuit

Présentée comme une source à moindre émission de carbone, le nucléaire joue un rôle primordial pour la France dans sa lutte contre le réchauffement climatique. Ce qui n’empêche pourtant pas le pays d’envisager de réduire la part de l’atome dans la production électrique pour permettre à l’énergie verte de se mettre au-devant de la scène.

Avec 71,6% à son actif, la part de l’énergie atomique dans la production d’électricité dans l’Hexagone est relativement élevée. Ce qui met d’ailleurs la France en tête de liste des pays utilisant cette source devant les États-Unis avec 20%, l’Allemagne à 11,6% ou la Chine à 4%.

Mais depuis septembre 2018 à travers la loi Énergie et climat, le pouvoir public tricolore a décidé de diminuer ce taux. Son objectif, permettre à l’éolien et au solaire, ces ressources encore plus soucieuses de l’environnement de jouer un plus grand rôle dans sa ruée vers la transition énergétique.

Un but que la nation entend maintenir si l’on croit la déclaration récente d’Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition énergétique.

La France maintient son objectif

À travers la loi Énergie et climat de septembre 2018, la France a démontré sa volonté de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité, alors que l’atomique représente près du trois quarts de l’énergie produite sur l’ensemble du territoire. Soit, à hauteur de 71,6% en 2017 si l’on croit les données de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Il a été décidé que d’ici 2035, ce niveau soit rabaissé à 50%, mais pas plus tard qu’en octobre 2019, Jean-Bernard Lévy, semble annoncer d’autres couleurs en faisant valoir qu’un projet de construction de six nouveaux réacteurs nucléaires est en coulisse. À ce PDG d’EDF d’ajouter :

Personne ne pense qu’on puisse l’assurer sur le plan du système énergétique uniquement avec des renouvelables et du stockage. Donc il faudra de nouvelles centrales nucléaires. Nous nous y préparons (...) C’est simplement la réalité industrielle.

Jean-Bernard Lévy

Ce qui n’est pourtant de l’avis d’Emmanuelle Wargon qui a récemment tenu à rappeler que :

On n’a pas dit qu’on sortait du nucléaire, on a dit qu’on réduisait la part du nucléaire. Notre objectif, c’est 50% (de nucléaire dans l’électricité, ndlr) en 2035.

Emmanuelle Wargon

Ainsi, tout indique que la divergence d’opinions est au rendez-vous dans ce domaine. Toutefois, il faut préciser que rien n’est encore décidé en ce qui concerne ces nouvelles centrales qui d’après la secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition énergétique est :

Un choix très scientifique et très technique, et très politique. Et le président de la République l’a dit, ce choix sera aussi un des éléments de la campagne du débat de la présidentielle de 2022. Et donc on n’a pas besoin de décider plus tôt.

Emmanuelle Wargon

Un mix nucléaire et énergies vertes pour garantir la production

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, la France s’est engagée à miser sur des ressources à faibles émissions de carbone pour assurer son approvisionnement en électricité. Et dans ce domaine, le nucléaire est son plus grand atout, sauf qu’il émet un peu plus de gaz à effet de serre que l’éolien ou le solaire.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé d’accorder davantage d’importance à ces énergies vertes en réduisant la part de l’atome qui, d’après Emmanuelle Wargon, est programmée comme suit :

On ferme définitivement le premier réacteur dans un mois, fin février (à Fessenheim, ndlr). Ensuite, on procède à douze fermetures de réacteurs prévues d’ici à 2035, qui nous amènera à 50%.

Emmanuelle Wargon

Pour combler le vide, l’État compte ainsi énormément sur la force du vent et du soleil à travers ses nombreux parcs. Et il faut dire que dans ce domaine, des avancées considérables ont été effectuées ne serait-ce que de tenir le compte le fait qu’il est désormais possible de stocker le courant électrique issu de ces installations, grâce au projet Ringo du Réseau de transport d’électricité (RTE) qui a su exploiter le concept de la ligne virtuelle. Au RTE de préciser dans une note :

Ces lignes virtuelles pourraient permettre d’intégrer jusqu’à 30 % d’électricité supplémentaire.

À noter que la première phase d’expérimentation de ce dessein est prévue pour la période de 2020 à 2023 pour un investissement global de 80 millions d’euros en précisant que 3 sites français auront le privilège d’y participer et emmagasiner 12 mégawatts de capacité de stockage pendant 2 heures. Ainsi, l’on peut énumérer le site de Ventavon dans les Hautes Alpes, de Bellac dans la Haute-Vienne et de Fontenelle dans la Côte-d’Or.

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