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La France a vu des points positifs en la chute de la consommation d’énergie au deuxième trimestre 2020

Père apprenant à son fils a utiliser un barbecue au gaz

La France a vu des points positifs en la chute de la consommation d’énergie au deuxième trimestre 2020. C’est du moins, ce que l’on pourrait retenir d’un récent rapport ministériel portant sur ce sujet. Celui qui a mis en exergue les différents éléments pointant dans cette direction comme la baisse de la facture énergétique ou la chute du niveau d’émission de CO2.

Le ministère de la Transition écologique a récemment procédé à un comparatif gaz, électricité et carburant en concentrant ses analyses sur le trimestre d’avril à juin de 2020. Son objectif, dresser un état des lieux précis sur le phénomène particulier qui s’est manifesté durant période, l’effondrement de la consommation d’énergie.

Et en publiant les résultats de ses enquêtes, cette branche du gouvernement a ainsi démontré que le système a en effet enregistré une chute que la France pourrait inscrire dans ses livres des records en affichant un recul de 20%.

Une baisse que l’on pourrait bien prendre pour une mauvaise nouvelle, sauf qu’en y regardant de près, l’on constate que le pays en a quand même tiré profit en allégeant la facture liée à ses dépenses énergétique et en faisant un bond en avant dans sa lutte contre le réchauffement climatique.

D’une pierre, deux coups

À travers ce rapport ministériel, force est de constater que cette baisse de la consommation de l’énergie au deuxième trimestre a au moins, permis à la France de faire d’une pierre, deux coups.

À commencer par le fait que cette situation l’a fait avancer un peu plus vers ses objectifs de réductions de CO2. Pour le dire, il suffit de porter un regard sur le fait que durant ces trois mois, le taux d’émission de gaz à effet de serre a chuté de 30%. Une belle prouesse essentiellement portée par :

  • L’arrêt ou le ralentissement des centrales à charbon et de plusieurs hauts-fourneaux ;
  • La baisse des activités de la sidérurgie, le plus gros secteur émetteur de CO2 ;
  • La baisse du trafic routier et aérien.

Soit, autant d’éléments contribuant temporairement à la lutte contre le réchauffement climatique, mais pour voir la situation d’une façon plus permanente, il faut prendre en compte le fait qu’en parallèle, la production d’électricité nucléaire a affiché une baisse de 17% d’avril à juin. Une décélération qui a permis à l’énergie renouvelable de progresser de 14% en accordant l’avantage au solaire bondissant à hauteur de 22% en notant que l’hydraulique et l’éolien en aussi emprunté la même voie. Ce, notamment, grâce à un bon ensoleillement ainsi qu’à des précipitations plus abondantes.

Ainsi, il serait utile de préciser que dans l’ensemble, la production d’énergie a baissé de 17% en notant que l’atomique n’a assuré que 67% de l’électricité pénalisée par :

  • La fermeture de la centrale alsacienne de Fessenheim (Haut-Rhin) ;
  • La durée de maintenance de plusieurs réacteurs qui a été prolongée en raison de l'application des mesures barrière ralentissant le travail.

Mais ce ne sont là qu’une partie des bonnes nouvelles puisque cette chute de la consommation a aussi permis d’alléger la facture énergétique à hauteur de 21% en glissement annuel à 38 milliards d’euros. Ce, pour la simple raison que l’importation tricolore de gaz et de carburant a diminué pour permettre à la nation de progresser encore plus dans sa marche vers l’indépendance en matière de production d’énergie en assurant 55% de ses besoins, alors que ce niveau était encore limité à 51% l’an dernier.

La baisse de la consommation comme levier

Comme susmentionnée, la baisse du taux d’émission de CO2 et la chute des dépenses en énergie ou encore l’avancée dans l’indépendance énergétique enregistrée au deuxième trimestre de 2020 ont été engendrée par le ralentissement de la consommation qui, rappelons-le, a reculé de 20% par rapport en 2019 sur la même période pour permettre au ministère de dire que c’est :

Une chute historique de la consommation.

Et en y regardant de près, l’on découvre que tous les secteurs de l’énergie y ont contribué en commençant par l’électricité et le gaz reculant respectivement de 9% et de 7% portés essentiellement par la baisse des demandes auprès du secteur entrepreneurial et industriel.

Mais il faut dire que c’est peu une fois comparée à l’effondrement de 36% des ventes des carburants routiers qui, rien que sur le mois d’avril, ont affiché un pic de recul de 70% pour l’essence et de 61% pour le gazole. Un niveau qui peine d’ailleurs à retrouver son dynamisme d’avant-confinement, puisqu’en juin, il était encore à 7% en dessous du normal, alors que les restrictions de déplacement étaient levées.

Pareille situation pour l’aviation où l’on découvre que les livraisons de kérosène continuent d’évoluer en zone négative à 80% s’expliquant par la reprise du trafic aérien qui met beaucoup du temps à se manifester.

Soit, autant d’indicateurs donnant la preuve d’une tendance baissière pour l’ensemble des ressources, sauf pour le fioul domestique marchant à contre-courant en affichant une croissance phénoménale de 77% propulsée par la chute des prix suscitant l’intérêt des Français qui n’ont pas manqué de profiter de cette aubaine pour remplir leur cuve.

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