La France bien décidée à atteindre son objectif de neutralité carbone en 2050

France objectif neutralité carbone 2050

La France a bien l’intention de limiter au maximum la part du gaz non conventionnel dans son mix énergétique. Dans cette optique, le gouvernement refuse de donner son accord pour l’importation de gaz naturel liquéfié issue des gisements de gaz de schiste.

Le contrat d’achat de GNL entre ENGIE et la compagnie NextDecade pour les deux prochaines décennies s’est ainsi heurté à l’opposition de l’État, lequel détient près du quart du capital de l’entreprise.

Ce choix stratégique s’inscrit dans une démarche qui vise l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone en 2050. Dès lors, le fournisseur historique de gaz naturel en France est contraint de renoncer à une commande de près de 6 milliards d’euros pour se conformer à cette idée.

Un contrat négocié par l’ancienne direction de l’Engie

Ce contrat d’importation de GPL a été négocié par l’ancienne direction de l’Engie, avant la fixation des objectifs commerciaux,

Indiquent les nouveaux responsables de la société. Mais sa signature hisserait l’Hexagone en tête du classement des importateurs de gaz de schiste en Europe.

Important Ceci est bien sûr contraire aux engagements pour le climat du fournisseur gaz : contribuer activement à l’atteinte de l’objectif neutralité carbone en proposant des solutions d’énergie plus respectueuses de l’environnement et rester le leader de la transition carbone.

D’ailleurs, Engie entend promouvoir l’usage du gaz vert dans les prochaines années afin de parvenir à un mix énergétique 100 % renouvelable d’ici 2050. Pour cela, le groupe doit miser sur la production de biométhane et de gaz de synthèse.

Réaction prévisible des parlementaires américains

Ainsi, Engie a cédé aux pressions des écologistes et de l’État et a dû renoncer à cet important contrat d’importation de GNL. Les ONG environnementales ont d’ailleurs salué la prise de position du gouvernement sur ce dossier. Elles ont souligné l’importance de cesser tout soutien à l’industrie du schiste.

Côté américain, des parlementaires, mécontents de l’intervention de l’État français, ont écrit à Emmanuel Macron en précisant que la quantité de gaz à effet de serre émis par le GNL en provenance des États-Unis est bien moindre comparé à celle dégagée par le gaz importé depuis l’Algérie ou la Russie.

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