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Le gaz naturel a permis à l’Allemagne d’assurer sa production d’électricité en diminuant le taux d’émission de CO2

Personne tournant un outon sur lequel est marqué Co2.

Tout comme la France, l’Allemagne est aussi l’un des pays européens à s’être engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique à travers la diminution du niveau d’émission de gaz à effet de serre. Pour y parvenir, Berlin a choisi de miser sur le gaz naturel. Celui qui est chargé d’assurer sa sécurité énergétique.

La Fédération allemande des industries de l’énergie et de l’eau (BDEW) a récemment rendu public son dernier rapport concernant la production d’électricité de l’Allemagne pour la période d’exercice de 2019. L’occasion qui a permis à la BDEW de faire valoir que la stratégie gouvernementale destinée à accorder plus d’importance au gaz naturel dans la production d’électricité a porté ses fruits.

La preuve en est que parmi les énergies fossiles exploitées en Allemagne, il est le seul à afficher une croissance durant cette saison, alors que la houille, le lignite ou encore le charbon ont enclenché la marche arrière. Un accroissement qui s’explique également à travers différents facteurs.

Le gaz naturel a permis à Berlin de faire d’une pierre, deux coups

Dans le cadre de sa politique de lutte contre le réchauffement climatique, Berlin s’est fixé comme objectif de relever à hauteur de 65% la part de l’énergie renouvelable dans son mix énergétique d’ici 2030. Et comme susmentionné, le gouvernement a décidé de miser sur le gaz naturel qui, d’après les constats, n’a pas été décevant si l’on tient compte du rapport récemment publié par la BDEW.

Procédant comme un comparateur Gaz, la Fédération s’est en effet donné pour mission de découvrir le système d’exploitation d’énergie fossile le plus efficient de la saison 2019. Ce qui a permis de découvrir que dans ce domaine, le gaz naturel a permis à l’Allemagne de faire d’une pierre, deux coups.

Tout simplement parce qu’il a brillé par sa performance en affichant un bond considérable de 10,3% pour une capacité de production élevée à 91 milliards de kWh et qu’il a permis au pays de réduire de 6 millions de tonnes le taux de CO2 émis par le secteur.

Avec une telle prouesse, ce produit est ainsi le seul à enregistrer une croissance en 2019 contrairement à la houille et au lignite qui ont respectivement chuté de 31% et de 22% pour une part de production de 57,3 milliards de kWh et de 113,9 milliards de kWh.

Aussi, il faut préciser que cet accroissement du gaz naturel a permis à l’énergie renouvelable de progresser pour lui permettre d’atteindre la barre des 46% de la production totale si l’on croit les données de l’institut Fraunhofer. Une part encore largement suffisante pour combler le vide dans l’optique où l’exécutif venait à procéder à la fermeture des centrales nucléaires et à charbon.

Un dynamisme propulsé par différents facteurs

D’après la BDEW, le dynamisme du gaz naturel enregistré en 2019 n’est pas le fruit du hasard. Pour le dire, l’organisme a mis en exergue les différents facteurs permettant à ce produit d’aller au-devant de la scène.

À commencer par la stratégie gouvernementale visant à faire de lui le pilier majeur de la production énergétique de l’Allemagne. Raison pour laquelle, l’accomplissement du projet gazoduc Nordstream 2 ralliant le pays à la Russie est d’importance capitale, alors que l’avancée des travaux est actuellement bloquée par des sanctions américaines.

Concernant les autres leviers, la Fédération a mis en exergue deux éléments majeurs :

  • Le phénomène de surproduction lié à la hausse de l’afflux de GNL en Europe et à l’accroissement des stocks de gaz réalisés pour prévenir une éventuelle crise d’approvisionnement que les tensions entre l’Ukraine et la Russie peuvent engendrer ;
  • La baisse de production de charbon lourdement pénalisé par la hausse du prix des certificats d’émission de CO2 qui est passé de 5 euros à près de 25 euros la tonne en deux ans.

À préciser qu’il s’agit là de facteurs conjoncturels dont les effets peuvent s’estomper à tout moment au risque de ramener à la baisse la production d’électricité issue du gaz naturel pour ramener Friedrich Merz, un homme politique allemand à dire que :

La politique énergétique en Allemagne n’est pas durable.

Friedrich Merz

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