Suppression progressive du chauffage au gaz dans les bâtiments neufs

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Suite à la règlementation RE 2020 relative à la construction des bâtiments neufs, la place du gaz en tant que source d’énergie pour le chauffage se réduit. Les changements s’appliqueront à partir de 2021 avec des restrictions sur l’installation de chaudière à gaz dans les habitations, l’objectif étant de réduire les émissions de CO2 du secteur du bâtiment.

Des mesures pour réduire les émissions de GES dans le bâtiment

La lutte contre les rejets de gaz à effets de serre se poursuit, et le bâtiment y figure en bonne place. En effet, il concentre 20 % des émissions de CO2 en France, ce qui le place en deuxième position au classement des secteurs les plus polluants, les transports restant en tête avec 30 %. Et selon les experts,

Le chauffage est responsable de 75 % des émissions de GES dans le bâtiment.

Le gouvernement prend ainsi des mesures drastiques.

ImportantÀ partir de 2022, la commercialisation de chaudières fonctionnant au mazout ou au charbon pour des logements neufs est interdite.

Par ailleurs, en cas de pannes sur les installations existantes, seuls des dispositifs plus écologiques sont autorisés pour les remplacer.

La nouvelle règlementation présentée par Barbara Pompili comme une « rupture majeure » fixe un seuil annuel d’émission de CO2 de 4 kg par mètre carré. En vigueur dès l’été 2021 pour les maisons individuelles, la disposition sera progressivement étendue aux immeubles collectifs. Conséquence, pour se conformer aux normes, les constructeurs seront contraints de trouver une alternative plus propre que le gaz pour le chauffage. La publication définitive des textes est programmée pour la fin du premier trimestre 2021, avec le détail des mesures à destination des acteurs du gaz.

Crainte d’un retour des radiateurs électriques

Les pouvoirs publics ne veulent pas seulement faire baisser drastiquement les émissions de gaz à effet de serre durant la construction des logements neufs et à l’usage.

ImportantIls visent également une diminution minimale de 30 % de leur consommation énergétique au quotidien et l’amélioration de confort en prévision des épisodes caniculaires, devenues récurrentes.

Néanmoins, l’État veut éviter que les restrictions imposées concernant l’utilisation du gaz ne poussent les Français à revenir aux convecteurs électriques, très populaires par le passé. En ces temps difficiles, de nombreux ménages pourraient trouver un attrait à cette solution peu onéreuse à l’achat.

La ministre de la Transition écologique attire d’ores et déjà l’attention des foyers sur le cout à l’usage très élevé de ces appareils par rapport au tarif du gaz, et leur caractère énergivore, qui risque de surcharger le réseau électrique au cœur de l’hiver, ce qui signifie des coupures pour tous.

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