La crise sanitaire fait chuter les tarifs du gaz à des seuils historiques

Crise sanitaire chute tarif gaz

En 2020, le prix du gaz est tombé à un seuil historique. Ce mouvement est dû à faiblesse de la demande due à la crise sanitaire, à laquelle s’ajoutent des stocks de gaz naturel liquéfié (GNL) importants. La bonne nouvelle est qu’aucune pénurie n’est attendue cet hiver, annonce GRTgaz, le gestionnaire du réseau de transport de gaz à travers le territoire.

Chute de la consommation énergétique en 2020

À cause du confinement mis en place dans le cadre de la crise sanitaire, la consommation énergétique en France a chuté par rapport à 2019.

ImportantCette baisse est due principalement à la moindre utilisation du gaz par les entreprises.

Pendant les huit semaines d’arrêt de l’activité au printemps 2020, la demande a reculé de 20 %, tout particulièrement à cause de la fermeture des usines de construction automobile.

Les industries ont repris leur consommation dès la levée des restrictions en mai et durant l’été, retrouvant leur niveau habituel à la rentrée. Cependant, ce rebond n’a pas suffi à compenser le différentiel négatif observé pendant les premiers mois de l’année.

En conséquence,

ImportantLes tarifs du gaz ont atteint des niveaux bas record à 2,57 euros au mégawattheure en mai dernier.

De même, sur une période de douze mois glissants allant d’octobre 2019 à septembre 2020, la moyenne au mégawattheure se situe à 8,70 euros.

Risque de pénurie de gaz écarté pour l’hiver 2020-2021

Au vu de la situation, Thierry Trouvé, le directeur général de GRTgaz, assure que

L’approvisionnement en gaz dans toute l’Europe et dans l’Hexagone en particulier ne devrait pas être perturbé, exception faite du grand Sud-Ouest.

Thierry Trouvé

De son côté, le terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne, du côté de Saint-Nazaire, fonctionne à plein régime, recevant le GNL transporté par voie maritime depuis différentes régions du monde.

Thierry Trouvé ajoute que

La capacité du réseau devrait suffire pour faire face à la demande généralement élevée au cœur de l’hiver,

Thierry Trouvé

Même en cas de reconfinement ou de forte sollicitation des centrales à cycle combiné gaz pour produire de l’électricité.

En parallèle, le biométhane gagne en popularité, notamment en Bretagne, où il permet aux agriculteurs d’exploiter les effluents d’élevage. Malgré le ralentissement causé par la pandémie, la production des méthaniseurs français devrait se maintenir. De 2,1 térawattheures (TWh) l’an dernier, elle devrait franchir le cap des 3 TWh en fin 2020. Thierry Trouvé évoque un retard sur certains projets, qui représenteraient 24 TWh au total.

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