Une zone contestée de la Méditerranée orientale sème la zizanie entre la Grèce et la Turquie

Plusieurs tuyaux jaunes de gaz naturel qui mènent vers une station de traitement de gaz naturel.

Une zone contestée de la Méditerranée orientale sème la zizanie entre la Grèce et la Turquie. Ce, pour la simple raison qu’elle a engendré un conflit d’intérêts entre ces deux nations depuis que de vastes gisements gaziers y ont été découverts ces dernières années incitants les Turcs à multiplier ses forages exploratoires dans le coin.

Que ce soit sur les médias, les réseaux sociaux ou tout simplement en effectuant un comparatif gaz sur les moteurs de recherche, l’on constate que la Grèce et Turquie retiennent souvent l’attention à cause de leur relation tumultueuse qui s’est enclenchée dernièrement suite à la découverte d’importants gisements gaziers dans la Méditerranée orientale.

Après quelques jours dans le calme, la tension entre ces deux pays a en effet repris de plus belle depuis que les Turcs ont décidé de poursuivre ses forages exploratoires dans cette zone. Une activité jugée illégale aux yeux des Grecques ainsi que de nombreux pays qui y voient une violation de territoire.

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La Turquie reprend ses forages exploratoires

À titre de rappel, la tension entre la Turquie et la Grèce ne date pas d’hier puisqu’elle a trouvé sa source depuis que de vastes gisements gaziers ont été découverts au large de la Méditerranée orientale, il y a de cela plusieurs années. Une nouvelle suscitant l’intérêt de ces derniers, mais également celui des pays riverains comme l’Égypte, la Chypre ou encore l’Israël.

Soit, autant de belligérants potentiels, sauf que la situation est plus tendue en ce qui concerne les deux premiers. Tout cela parce que dernièrement, les Turcs ont mené des forages exploratoires dans la zone maritime grecque en précisant que ces activités ont été suspendues en juillet dernier suite à l’intervention la chancelière allemande Angela Merkel se donnant la mission de calmer les parties prenantes.

Ce qui se présente d’ailleurs comme une peine perdue si l’on tient compte de la récente déclaration du ministre de l'Énergie Fatih Dönmez, faisant savoir que :

La Turquie va poursuivre sans discontinuer ses activités en Méditerranée et en mer Noire afin d'assurer son indépendance énergétique.

Fatih Dönmez

Une annonce qui vient d’ailleurs s’ajouter à la déclaration du président Recep Tayyip Erdogan, soulignant que :

La reprise des recherches turques en Méditerranée orientale est en réponse à la signature d'un accord maritime entre Athènes et Le Caire qui a suscité la colère d'Ankara.

Tayyip Erdogan

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Des étincelles rallumant la flamme

Comme susmentionnée, la tension entre ces deux nations s’est quelque peu apaisée pendant quelques jours en juillet. Mais après cette décision d’Ankaran, des étincelles ont rallumé la flamme brûlant cette fois avec beaucoup plus d’ardeur d’autant que ces annonces ont été accompagnées par des actes.

En effet, il faut rappeler qu’en parallèle, la marine turque par diffusion Navtex (notice d'information maritime), a indiqué que des recherches seront effectuées par des navires sismiques Oruç Reis sur la période du 10 au 23 août 2020 dans les zones contestées de la Méditerranée orientale. Ce, en s’appuyant sur le fait que le territoire maritime du pays s’est élargi depuis l’an dernier suite à un accord controversé avec les pouvoirs publics de Tripoli. Ainsi, il serait judicieux de savoir que ces activités concernent une zone située entre :

  • Les îles de Crète ;
  • Le sud de la Grèce et de Chypre ;
  • Le large de la ville turque d'Antalya.

Un choix que la Grèce voit comme une violation de ses frontières maritimes en s’appuyant sur le fait que ces emplacements se trouvent dans le sillage de Kastellorizon, cette Île grecque située au large d'Antalya. À noter que cette nation n’est pas la seule à voir la situation d’un très mauvais œil puisque d’autres pays de la région sont aussi de la liste sans parler de l’Union européenne dénonçant une activité illégale suscitant une escalade de tensions pouvant mettre en péril la bonne tenue de la relation internationale entre les concernés.

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