Nexans fonde beaucoup d’espoir sur le marché l’éolien en mer

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Aux États-Unis, le groupe Nexans entame depuis quelques mois une réorientation de son activité, en se concentrant davantage sur le marché en plein essor de l’éolien en mer. Historiquement positionnée sur les câbles haute tension sur terre, son usine de Charleston se spécialisera dans le développement de câbles sous-marins.

Lors de la dernière COP26, les dirigeants politiques ont réitéré leur volonté d’accélérer la transition énergétique de leur pays. Les 197 pays réunis en Écosse ont approuvé un texte qui mentionne pour la première fois la nécessité de réduire l’utilisation des énergies fossiles à l’échelle mondiale. Le « Pacte de Glasgow » prévoit toujours de limiter le réchauffement planétaire en dessous de +1,5 °C. Cet objectif implique d’énormes investissements dans les énergies renouvelables, surtout les parcs éoliens marins, appelés à se multiplier rapidement dans les décennies à venir. Dans ce contexte, le pari de Nexans sur les lignes électriques de l’éolien en mer est justifié.

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Surmonter les tensions sur les matières premières

En France, les énergies renouvelables gagnent toujours plus de parts de marché, si l’on observe les différents sites de comparaison ou de simulation EDF. Cette forte croissance résulte en grande partie du soutien massif de l’État et de l’Europe, engagés dans une course contre la montre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les industriels, comme Nexans, jouent un rôle majeur dans ce sprint.

En s’alignant sur les politiques environnementales européennes, ils contribuent à l’accélération de la transition énergétique du Vieux Continent. Sur ce point, Nexans vient de franchir un cap en renforçant sa position sur la construction et l’installation de câbles sous-marins pour l’éolien en mer. Cette réorientation est d’une logique implacable, cette activité étant encore peu développée en Europe.

Nexans, le coréen LS, le danois NKT et l’italien Prysmian se partagent le marché européen et nord-américain. Le groupe français a encore peu de souci à se faire sur le plan concurrentiel. La plus grande difficulté du repositionnement concerne plutôt les tensions croissantes sur les matières premières, en particulier l’aluminium, les polymères très spécialisés et le cuivre. Nexans considère que l’approvisionnement en cuivre et en matières premières constitue un risque systémique qu’il doit gérer d’ici 2030.

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Les promesses et les opportunités du marché américain

Dans les faits, le repositionnement de Nexans se traduit par la transformation de son usine de câbles terrestres à Charleston, en Caroline du Sud. Depuis début novembre, ce site produit essentiellement des câbles électriques destinés aux fermes éoliennes en mer. La recomposition du site a nécessité beaucoup d’investissements, que Nexans compte amortir avec plusieurs marchés très attendus aux États-Unis.

Le groupe français a déjà négocié avec la firme danoise Orsted, pour la livraison et l’installation des câbles de ses commandes américaines, au moins jusqu’en 2027. Nexans discute également d’un contrat d’exclusivité avec Equinor, pour la fourniture des câbles de deux projets aux États-Unis. En attendant l’issue de ces négociations, l’industriel a déjà une commande à destination du parc Seagreen, en Écosse, réalisé par Total et SSE.

La première livraison interviendra en février et sera assurée par le navire « L’Aurora », un bâtiment tout neuf capable d’acheminer 10 000 tonnes de câbles électriques sous-marins. Nexans a déboursé 180 millions de dollars pour s’offrir ce petit bijou. Le groupe mise beaucoup sur le développement du marché américain, où 30 GW de capacités éoliennes marines devraient être déployés d’ici 2030.

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