Tôt ou tard, la France apprendra à vivre sans le gaz russe

Navire pétrolier

Depuis son invasion de l’Ukraine, la Russie est entrée en conflit avec l’Union européenne et le reste du monde. Les sanctions économiques de la part des pays occidentaux se succèdent, mais elles constituent une lame à double tranchant. La Russie représente en effet le plus grand fournisseur de gaz du Vieux Continent et trouver une autre source risque d’être un peu plus compliqué que prévu.

Il faudra du temps

Renoncer au gaz russe du jour au lendemain n’est bien entendu pas envisageable. Cependant, Engie pousse plus loin son inquiétude en affirmant, dès le début du conflit russo-ukrainien, que même si la France venait à boycotter le gaz russe, tôt ou tard, il lui faudra faire un rétropédalage.

Aujourd’hui, la position d’Engie sur la question est un peu plus nuancée. Par la voix de son président, elle explique que l’Hexagone sera en mesure d’amoindrir au plus possible la dépendance au gaz russe, mais qu’il faudra pour cela entre trois et quatre ans.

La raison en est qu’en choisissant un autre fournisseur, il faudra refaire toutes les infrastructures d’acheminement du gaz.

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À la recherche de nouveaux fournisseurs

Important Sans attendre l’installation de nouveaux gazoducs et de plateformes de liquéfaction, Engie est déjà partie en quête de nouveaux fournisseurs et a conclu un accord avec la compagnie américaine NextDecade. L’entente porte sur l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) sur une période de 15 ans.

Bien évidemment, cet accord ne pourra pas satisfaire l’ensemble de la demande et du manque à gagner engendré par le boycott du gaz russe.

Mais d’autres pistes seront par la suite explorées, de manière à ce que les consommateurs ne voient pas trop la différence sur leur facture d’énergie lorsqu’ils effectuent une estimation consommation gaz.

Pour information, la Russie fournissait jusqu’à 150 milliards de mètres cubes de gaz à la France avant le conflit.

Malgré le boycott et les sanctions, les pays européens continuent d’acheter du gaz et du charbon à la Russie, pour un chiffre d’affaires atteignant encore 44 milliards d’euros.

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