La France ne manquera pas de gaz pour cet hiver

Trains Navire-citerne

Plus que jamais, les ménages français redoutent l’arrivée de l’hiver, dans un contexte où le prix de l’énergie connait une flambée inédite et où le conflit russo-ukrainien vient rajouter une inquiétude supplémentaire concernant une éventuelle pénurie de gaz. Malgré tout, les professionnels du secteur se veulent rassurants et confirment le bon déroulement de la constitution de provisions pour l’hiver.

Des réserves gazières qui se remplissent doucement, mais surement

Certes, la situation est plus que tendue avec la guerre en Ukraine. Les sanctions émises par les pays occidentaux et la menace d’une riposte de la part du Président russe Vladimir Poutine, notamment concernant le gaz, dont son pays est le plus grand exportateur, risquent de mettre à mal l’approvisionnement dans cette énergie de bon nombre de pays européens.

Mais pour le moment, les autres États membres de l’UE, y compris la France, ne semblent pas être inquiets outre mesure.

Important Ils assurent que la constitution de réserves gazières pour affronter le prochain hiver et la hausse habituelle de la demande en cette période se déroule normalement.

Pour l’Hexagone en particulier, au dernier pointage, les seize réserves gazières affichaient un taux de remplissage de 39 %. Selon les spécialistes, ce taux est au-dessus de la normale saisonnière. Il faut savoir que ces réserves couvrent deux tiers de la demande en période de grand froid (un quart en saison chaude).

Au rythme où vont les approvisionnements, l’objectif annoncé par la Commission européenne qui est de remplir ces réserves à hauteur de 80 % d’ici le 1er novembre pourrait être atteint sans encombre.

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Pas de flambée à outrance

Lorsque les ménages effectuent une simulation de consommation de gaz, leur principale inquiétude est que leurs besoins soient supérieurs à leurs moyens.

Mais grâce au stock conséquent qui sera disponible ainsi que la baisse de la consommation — l’hiver dernier n’a pas été aussi rude qu’attendu —, une autre flambée des prix est improbable. D’autant plus que les autorités ont mis en place un bouclier tarifaire visant à geler les prix au moins jusqu’en octobre.

Bref, si les relations avec la Russie venaient encore à se détériorer et que l’importation depuis ce pays venait à s’arrêter pour de bon, la France, à l’instar de la majorité des pays d’Europe, disposerait de réserves suffisantes pour passer l’hiver. De plus, d’autres alternatives au gaz russe sont actuellement privilégiées, notamment l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis les États-Unis, le Qatar ou l’Afrique.

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