Les cours du gaz en Europe se maintiennent à un niveau élevé

transport de gaz

Peu après le début de la guerre en Ukraine, les prix du gaz sur le marché européen s’envolent avant d’atteindre un sommet en mars. Depuis, le cours précieux du combustible bleu s’est quelque peu stabilisé et était même revenu à son niveau d’avant le conflit début juin. Cependant, cette source d’énergie reste chère.

Le printemps aidant, les besoins en gaz de l’Union européenne ont faibli. Plusieurs pays continuent malgré tout de remplir leurs réserves stratégiques, en prévision d’un hiver particulièrement tendu. En plus des chantages répétés de la Russie, l’Europe doit faire face à une augmentation de la demande mondiale en GNL, présenté pourtant comme l’alternative la plus viable aux livraisons russes.

Les analystes américains estiment que les pays européens devront jouer des coudes avec le Japon, la Chine et la Corée du Sud pour obtenir plus de GNL en provenance de l’Australie, du Qatar et des États-Unis. Cette perspective alimente les prix hauts du gaz en Europe.

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Un monopole russe coûteux pour les pays européens

Toujours ultradépendants du gaz, les pays de l’Union européenne continuent de s’approvisionner en gaz auprès de la Russie. Ce faisant, ils renflouent directement aux caisses de l’État russe, un temps menacées par les sanctions occidentales. Depuis le début de la guerre, le tarif gaz élevé sur le marché européen permet à Gazprom d’engranger des revenus records. Les prix sont tels que les analystes de Bank of America qualifient le gaz européen de « source d’énergie la plus chère » du monde.

La situation ne devrait pas changer de sitôt, compte tenu des incertitudes qui pèsent sur l’approvisionnement en Europe. Les prix resteront à des niveaux élevés, en dépit des corrections sporadiques qui auront lieu durant l’été. À l’heure actuelle, les pays européens ont peu de visibilité sur l’évolution du rapport de force entre la Russie et l’UE. Le Kremlin garde toujours l’ascendant sur ses « partenaires » européens et décide unilatéralement de couper le gaz aux pays qui mènent des politiques trop hostiles à son goût.

Ces dernières semaines, cinq importateurs européens ont déjà subi les courroux de la Russie, à cause de leur refus d’ouvrir un compte en roubles chez Gazprombank. Le géant russe a ainsi interrompu ses exportations vers :

  • Les Pays-Bas ;
  • Le Danemark ;
  • La Finlande ;
  • La Bulgarie ;
  • La Pologne.

Cela représente un total de 20 milliards de m³ par an, un volume faible comparé aux 150 milliards de m³ achetés par l’UE en 2021.

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Des prix toujours élevés malgré l’accalmie

En dépit des mesures de rétorsion russes, les dirigeants européens ont réussi à calmer les marchés et à empêcher une nouvelle hausse incontrôlée des prix. L’UE a accéléré le déploiement de sources d’énergie renouvelable et prolongé l’utilisation du nucléaire et des centrales à charbon. Plusieurs pays profitent aussi de la baisse de consommation printanière pour remplir leurs réserves souterraines.

La semaine dernière, les stockages de l’UE ont été remplis à 50 %, soit à un niveau normal en cette période de l’année. En plus du gaz russe, les capitales européennes augmentent les achats de GNL au Qatar et aux États-Unis. Entre janvier et mai,

Important60 milliards de m³ de GNL ont été déchargés sur les côtes européennes et au Royaume-Uni.

Des centaines d’autres navires méthaniers continueront de livrer leurs précieuses cargaisons avant l’hiver. À l’heure actuelle, les réserves de gaz en Europe devraient suffire pour l’hiver prochain. Le TTF néerlandais reste élevé malgré tout.

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