Le marché de l’énergie européen est en pleine mutation

Réservoir de stockage de raffinerie

Depuis le début des hostilités sévissant au sein de l’ex-bloc soviétique, la Russie a largement profité de sa position de gros fournisseur d’énergie, et maintient l’Union européenne sous la menace d’une coupure de l’approvisionnement. À titre de rappel, elle a annoncé dernièrement une obligation de payer son gaz en rouble.

Malgré l’invasion de l’Ukraine, un acte qu’elle condamne, l’Union européenne continue d’importer du gaz à partir de la Russie. Cependant, elle montre une fermeté dans ses prises de décision. Elle s’est montrée stricte, en rappelant au pays de se conformer aux conventions les liant, quand il a réclamé d’être payé en monnaie russe, en totale violation de ces accords.

Même si la Russie a récemment déclaré vouloir se lancer à la conquête du marché de l’énergie de l’Asie pour écouler ses produits, l’UE campe vaille que vaille sur ses positions. Plusieurs pays membres de l’institution se préparent sérieusement à affronter une hypothétique rupture de l’approvisionnement.

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Le plan de réduction de l’importation de gaz russe

Le conflit armé en Ukraine s’est répercuté sur les estimations de facturation présentes dans tout comparatif gaz. En effet, le gaz russe a pris une telle place dans le mix énergétique européenne que les pays membres de l’UE ne peuvent décider de s’en priver consciemment, en coupant toute relation commerciale avec la Russie. Cependant, ils ont décidé d’établir un plan afin de s’affranchir du produit russe d’ici cinq ans. Dans cette optique, l’Europe procède :

  • Au recrutement de nouveaux fournisseurs en gaz ;
  • À une diversification des sources énergétiques ;
  • À une réduction des gaspillages énergétiques.

Important L’UE prévoit de se rapprocher de plusieurs pays producteurs de gaz naturel liquéfié, tels que :

  • Le Qatar ;
  • Les États-Unis ;
  • L’Azerbaïdjan ;
  • La Norvège.

Important Elle dispose déjà des infrastructures nécessaires pour permettre une augmentation des commandes de GNL auprès de ces producteurs, afin de réduire la part du gaz russe dans ses importations. Ce produit se distingue par un mode d’approvisionnement plus rapide à mettre en place, ce qui donne à l’UE la possibilité de multiplier ses fournisseurs, suivant ses besoins.

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Les perspectives pour les produits russes

La Russie a récemment fait part d’une exigence en totale violation des accords commerciaux avec l’Europe : elle réclame d’être payée en monnaie russe. Pourtant, les conventions précisent des paiements en euros ou en dollars. Le gouvernement russe lui-même semble être divisé, tantôt, il est fait mention de cette exigence et tantôt il rassure ses partenaires commerciaux sur le maintien de ses clauses contractuelles.

Le comportement de la Russie a encouragé l’Europe à diversifier ses importations. Un objectif qu’elle pourra atteindre d’ici quelques années. Pour le moment, elle reste le principal client du pays, qui a déjà beaucoup investi afin de permettre la distribution de gaz, à travers les gazoducs. En perdant le marché européen, il ne lui restera que :

  • Le Japon ;
  • La Corée ;
  • La Chine.

Les deux premiers risquent également de lui tourner le dos. Il lui sera difficile de trouver d’autres partenaires commerciaux, surtout s’il s’aliène l’occident tout entier.

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