La SNCF appelée à une plus grande sobriété énergétique

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Pas aussi énergivores que les avions et les navires marchands, les trains consomment malgré tout une énorme quantité d’électricité chaque année. Dans ce contexte, la demande du ministère des Transports adressée à la SNCF est des plus logiques. Concrètement, l’entreprise ferroviaire française devra réduire significativement sa consommation d’électricité cet hiver.

Chaque année, SNCF Mobilités consomme environ 6,5 TWh d’électricité, soit 85 % des besoins de l’ensemble du secteur ferroviaire. Sans surprise, la compagnie se trouve en première ligne dans l’effort de sobriété énergétique demandé à toute l’industrie ferroviaire. La contribution du transporteur serait cruciale pour faire face à un hiver préoccupant sur le plan énergétique.

En cas de sévères pénuries, le principal opérateur des lignes ferroviaires françaises devrait appliquer un plan de transport « dégradé », dont les détails restent inconnus. Contrairement aux informations publiées par certains journaux, ce dispositif ne prévoit pas de réduction du nombre de trains en circulation.

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Différents scénarios dans un plan de sobriété

Ces derniers jours, des rumeurs tenaces font état d’une diminution du trafic ferroviaire de la SNCF cet hiver, en cas de pénuries d’énergie. Sur la base d’une estimation consommation électrique de l’opérateur, une telle mesure permettrait de réduire les dépenses en électron de 10 %. Interrogé sur le sujet, un porte-parole de la SNCF dément cette information. Le représentant reconnaît que la compagnie envisage bel et bien un plan de sobriété, dont l’objectif principal consiste à réduire la consommation d’énergie de 10 % ou plus. En revanche, cette simulation ne prévoit aucune réduction du nombre de trains opérationnels ni une limitation de la vitesse. Le plan en question ne pénalisera pas les voyageurs.

L’entreprise ferroviaire aurait déjà plusieurs scénarios en tête, sans pour autant faire un choix définitif. La SNCF s’engage à adapter ses actions aux requêtes du gouvernement. La compagnie précise qu’elle s’efforce depuis quelques mois à optimiser son efficacité énergétique et réduire la consommation de ses trains. Ces efforts se traduisent par des changements plus ou moins visibles dans l’organisation du trafic.

L’opérateur mise en particulier sur l’écoconduite, une technique qui permet aux conducteurs de capitaliser sur les descentes et sur l’inertie des locomotives. Cette pratique exploite au mieux le profil de la voie ferrée, en alternant les coupures de l’alimentation des moteurs et les phases de réaccélération grâce à un programme dédié. La SNCF pense que l’écoconduite génère entre 8 à 10 % d’économies d’énergie sur les TGV Ouigo et Inoui chaque année.

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Des plans de contingence en ultime recours

Les efforts demandés à la SNCF ne sont pas singuliers. Tous les professionnels du transport ont été invités à soumettre un plan d’économie d’énergie dans le courant du mois de septembre. L’opérateur ferroviaire prévoit de déposer ses propositions le mardi 13 septembre, conformément à la demande du gouvernement.

Ce plan de sobriété exclut les solutions radicales, comme celle qui consiste à réduire le nombre de trains en circulation. La SNCF rassure qu’une telle mesure ne sera mobilisée qu’en dernier recours. Ce scénario de transport dégradé fait partie d’un plan de contingence, qui sera exécuté uniquement en cas de graves pénuries d’électricité.

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