EDF reporte la remise en route de cinq réacteurs nucléaires

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Le parc nucléaire français souffre depuis l’automne dernier de problèmes de disponibilité qui affectent près de la moitié des réacteurs opérationnels. Sous pression, EDF a promis de traiter le problème rapidement et de retrouver la pleine capacité d’ici à février 2023. Les récents mouvements du personnel pourraient perturber ce calendrier.

L’électricité d’origine nucléaire joue un rôle crucial sur la sécurité énergétique de la France. En temps normal, l’atome fournit autour de 70 % des électrons utilisés par les familles et les entreprises françaises. Depuis près d’un an, les centrales opérées par EDF peinent à satisfaire la demande. Certains réacteurs ont subi des réparations obligatoires, après la découverte de corrosions dans les circuits de refroidissement secondaires.

D’autres réacteurs ont été mis à l’arrêt pour une visite décennale ou pour un rechargement de combustible. Le redémarrage de ces cœurs était attendu pour soulager le réseau français. La remise en route de cinq réacteurs serait repoussée.

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Des objectifs maintenus malgré le décalage

Selon la dernière estimation consommation électrique d’EDF, 30 réacteurs sur 56 sont aujourd’hui actifs, un chiffre plutôt satisfaisant compte tenu des difficultés de la filière nucléaire ces derniers mois. Durant l’été, le taux de disponibilité du parc français est descendu jusqu’à 50 %. L’arrêt de la moitié des réacteurs pendant quelques semaines a d’ailleurs provoqué des tensions sur le réseau en septembre, en plus d’alimenter la flambée des prix sur le marché de gros français.

Voir EDF accélérer le redémarrage des réacteurs inactifs est donc peu surprenant. Le président de la République s’implique lui-même dans le débat et promet d’en faire fonctionner 40 sur 56 dans les prochaines semaines.

En janvier, cette proportion devrait atteindre 45 réacteurs sur 56. EDF vise à peu près le même objectif. L’énergéticien prévoit une disponibilité de 40 GW vers la mi-décembre, puis 45 GW fin janvier. Les scénarios d’EDF et du gouvernement ne révèlent aucun obstacle susceptible d’empêcher la réalisation de cet objectif. Pour rappel, le parc nucléaire français possède une capacité totale de 61 GW.

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Un redémarrage retardé à cause des grèves

L’optimisme affiché par EDF et par le gouvernement contraste avec la réalité du terrain. Ces derniers jours, des mouvements sociaux secouent l’organisation de quelques centrales nucléaires exploitées par l’électricien.

ImportantCes grèves, initiées par les principaux groupes syndicalistes, touchent actuellement 12 complexes nucléaires,

Sur les 18 situés sur le territoire métropolitain. Après quelques jours de flottement, les responsables d’EDF ont rencontré les représentants des organisations salariales le mercredi 19 octobre. Les négociations ont commencé récemment. Toutes les parties espèrent trouver un accord dans les prochains jours.

À l’instar des employés des raffineries de Total et d’ExxonMobil, les ouvriers et techniciens d’EDF réclament des revalorisations salariales. Le mouvement a provoqué des « blocages d’arrêt » selon un responsable de la CGT. De son côté, EDF met l’accent sur les prolongations d’arrêts de cinq réacteurs, dont le redémarrage a été prévu avant la fin du mois. Ces retards concernent les réacteurs de :

  • Tricastin 3 ;
  • Saint-Alban 2 et 3 ;
  • Cruas 2 ;
  • Cattenom 1.

L’énergéticien annonce un décalage d’un jour à trois semaines, selon les réacteurs.

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