EDF Hydro soutient le projet d’énergie osmotique de Sweetch Energy

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Produire de l’électricité à partir de la différence de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce ? Tel est le principe de l’énergie osmotique, une énergie marine encore inexploitée à l’échelle industrielle. La start-up bretonne Sweetch Energy entend briser cette barrière. Elle vient d’obtenir le soutien d’EDF Hydro, filiale d’EDF.

Quand on parle des énergies de demain, tous les regards se tournent automatiquement vers l’électricité de fusion, les centrales marémotrices, la photovoltaïque et l’éolienne. L’énergie osmotique est souvent oubliée de la liste. Largement méconnue, cette technologie possède pourtant un énorme potentiel, en raison de la large disponibilité des lieux de rencontre entre l’eau de mer et l’eau douce. Un prototype fonctionnel a été construit en Norvège en 2012, pour une puissance installée de 4 kW. Sweetch Energy pense pouvoir faire mieux, grâce à un procédé innovant qui combine les matériaux écologiques abordables et les techniques de la nanofluidique.

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Utiliser l’énergie osmotique à l’échelle industrielle

Les scientifiques connaissent le principe de l’énergie osmotique depuis plus de six décennies. Rares sont toutefois les entreprises qui se sont penchées sérieusement sur cette réaction afin de l’exploiter à une échelle industrielle. La start-up Sweetch Energy travaille actuellement sur ce projet, à un moment où la flambée du prix du kWh souligne la nécessité de développer un système énergétique non dépendant des ressources fossiles.

L’entreprise bretonne n’est pas seule dans ce programme. Elle collabore avec EDF Hydro, qui lui fournit une assistance technique en matière d’infrastructures à grande échelle et de gestion de projets. La filiale d’EDF spécialisée dans l’énergie hydraulique a beaucoup d’espoir dans ce concept et, surtout, dans la technologie de rupture imaginée par Sweetch Energy.

Les deux partenaires mettent en avant l’ énorme potentiel de l’énergie osmotique dans le monde. Chaque année,

ImportantLes estuaires et les deltas de la planète génèrent plus de 30 000 TWh, un volume qui dépasse largement la demande mondiale d’électricité.

Une telle richesse mérite d’être exploitée, d’autant plus qu’il s’agit d’une ressource entièrement décarbonée et sans danger pour l’environnement. Sweetch Energy précise également que cette source d’énergie abondante n’est pas intermittente, à la différence de l’éolienne et du solaire.

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Une technologie novatrice pour électrifier un phénomène naturel

Le partenariat noué entre EDF Hydro et Sweetch Energy ne se limite pas au partage de savoir-faire.

ImportantLa filiale d’EDF a aussi injecté une somme de 2 millions d’euros dans la start-up bretonne, par l’entremise de la société « Une Rivière Un Territoire Financement ».

Avec cette enveloppe, la société bretonne pourra continuer le développement de sa technologie baptisée Inod. Ce système repose sur les dernières avancées scientifiques en matière de nanofluidique et sur l’utilisation de matériaux écologiques plus abordables.

Il s’agit d’une technologie de rupture qui exploite des membranes de transformation différentes de celles utilisées par les autres prototypes d’énergie osmotique en France ou dans le reste du monde. En plus d’EDF Hydro, Sweetch Energy travaille avec la Compagnie nationale du Rhône pour développer le premier site d’énergie osmotique dans le delta du Rhône. Selon les plans de l’entreprise, ce site verra le jour en 2023 et produira jusqu’à 4 TWh d’électricité, soit le double de la consommation annuelle d’une ville comme Marseille.

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