La France étudie la possibilité d’intensifier son importation de GNL

méthanier naviguant en haute mer

La crise énergétique, impliquant une hausse des prix du gaz, a forcé l’Europe à rechercher des sources alternatives pour s’approvisionner en ce précieux combustible. Dernièrement, le gaz naturel liquéfié a beaucoup fait parler de lui. Pour sa part, la France s’est dotée de plusieurs terminaux terrestres, des constructions jouant un rôle clé dans l’importation de GNL.

À l’instar de nombre de pays européens, la France dispose de pipelines, acheminant du gaz en provenance de la Russie, pour répondre aux besoins de consommation des Français. La guerre en Ukraine a souligné l’importance de la dépendance des pays membres de l’Union européenne, dont l’Hexagone, envers ce combustible russe.

Afin d’y remédier, les pouvoirs publics sont parvenus à doter la France de quatre terminaux terrestres, servant à l’importation de GNL. Paris projette de construire actuellement un autre terminal dans le port du Havre, se démarquant des autres par le fait qu’il flottera sur l’eau.

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Le GNL a le vent en poupe

Le prix de l’électricité est lié à celui du gaz, si bien que la hausse des tarifs engendre des flambées observables sur tout comparatif électricité. L’Union européenne cherche d’ores et déjà des alternatives pour s’émanciper progressivement de la domination russe. Ses membres pourraient importer potentiellement du gaz naturel liquéfié, oscillant entre un volume de 50 à 60 milliards de mètres cubes, selon les estimations de la Commission européenne et de l’agence internationale de l’énergie (AIE).

Le gaz naturel liquéfié est, comme son nom l’indique, un gaz naturel. Grâce à un procédé impliquant une exposition à une température extrême, soit 162 °C au-dessous de zéro, il troque sa forme gazeuse pour une forme liquide. Cette transformation présente le sérieux avantage d’avoir un produit concentré, occupant 600 fois moins de volume qu’à son état initial, ce qui contribue à en faciliter le transport. Une fois à destination, il pourra retrouver son état d’origine, grâce à un nouveau traitement dans un terminal prévu à cet effet, avant de rejoindre le circuit de distribution interne.

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Un hypothétique terminal flottant en discussion

Quatre terminaux terrestres sont présents sur le territoire français. Aujourd’hui, les pouvoirs publics envisagent de construire un cinquième terminal. Ce dernier sera implanté sur l’eau, dans le port du Havre, au bout d’un quai. Les bateaux de transport n’auront qu’à accoster délicatement avant de procéder au transbordement du GNL.

Le terminal pourra procéder ainsi à la regazéification du gaz, puis ce dernier sera injecté dans le réseau de distribution français. Cependant, le gouvernement n’a encore fait aucune déclaration pour officialiser sa construction. Un expert estime à 12 à 18 mois la durée de cette dernière. Les divers acteurs concernés par le projet se sont déjà rassemblés pour l’étudier. Il s’agit notamment :

  • Du ministère de la Transition écologique ;
  • De Haropa Port, qui gère le port normand du Havre ;
  • Des professionnels de la fourniture en énergie.

Ce terminal flottant présente les avantages de la mobilité, réalisable à un faible coût et dans un délai réduit. De plus, il permettra d’augmenter de 3,9 millions de tonnes le volume de GNL importé annuellement.

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