Un geste de l’UE attendu pour freiner la flambée des prix de l’énergie

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« Le changement, c’est maintenant ! ». La citation est un peu sortie de son contexte habituel, mais par la voix du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, le gouvernement appelle aujourd’hui à un changement rapide de la politique énergétique de l’Union européenne, notamment en matière de gaz naturel. Pour rappel, une augmentation des tarifs du gaz va entraîner mécaniquement une hausse du prix de l’électricité.

L’Europe toujours dépendante du gaz russe

Lorsque les ménages français procèdent à un comparatif électricité pour choisir les offres susceptibles de répondre à leurs besoins et adaptées à leur budget, ils s’attendent à ce que les prix baissent enfin.

Ce qui devrait être le cas compte tenu des sources de production disponibles et développées depuis maintenant plusieurs années (les énergies renouvelables et le nucléaire en lieu et place des énergies fossiles).

Pour l’heure, cet espoir reste vain à cause de la politique européenne vis-à-vis de l’énergie et qui donne encore une place prépondérante au gaz, dont la Russie est le principal fournisseur.

Le ministre français de l’Économie a fait savoir que cette situation ne lui convenait pas et qu’elle constitue une entrave aux efforts nationaux visant à faire baisser le prix de l’énergie pour les ménages.

ImportantD’après lui, le système actuel accorde trop de pouvoir à la Russie.

Les autres pays de l’Union européenne ont tout intérêt à se pencher sur la question, et ce, dès les prochaines réunions.

Toujours selon lui, les ménages français n’ont pas à payer le prix fort à cause du gaz alors que ce dernier ne représente qu’un cinquième de leur consommation d’énergie.

Si le gaz reste incontournable dans la production d’électricité, il exhorte l’Union européenne à trouver d’autres sources d’approvisionnement et ainsi casser le monopole russe.

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Qu’en pensent les voisins ?

L’Espagne adopte à peu près la même position que la France et aspire à des changements, notamment à une plus grande considération du mix énergétique dans la fixation des prix. Son voisin, le Portugal, abonde dans le même sens.

À l’inverse, des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas rechignent un peu plus à toucher au système actuel qui semble très bien leur convenir.

Étant donné les positions divergentes des États de l’UE concernant cette augmentation constante des tarifs de l’énergie, les prochaines discussions à ce sujet risquent d’être très animées.

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