La flambée des prix de l’énergie met à mal la santé du fournisseur Hydroption

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Les longues périodes de confinement ont plongé le secteur économique dans un état léthargique. La reprise des activités a engendré le bond des prix de l’électricité et du gaz cette année. Une situation qui a touché durement les consommateurs. Mais, les fournisseurs ne sont pas non plus à l’abri, à l’instar d’Hydroption.

Compétitif et concurrentiel en France, le secteur de l’électricité est ouvert à diverses entreprises. Les consommateurs ont le choix de se fournir auprès du géant de l’énergie EDF ou des fournisseurs alternatifs. Certains de ces derniers ciblent un type de clientèle spécifique, ce qui est le cas d’Hydroption, qui est réservé aux professionnels.

Face à l’augmentation des prix de l’électricité, le gouvernement a réagi, par l’intermédiaire d’un amendement adopté dans le projet de loi de finances, en limitant son impact sur les consommateurs. Cependant, certains fournisseurs ont été ébranlés par cette hausse de prix. Hydroption est aujourd’hui confronté à un risque de faillite.

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Un fournisseur qui cible les clients professionnels

Fondé en 2014, Hydroption cible des professionnels. Il fait partie des nouveaux fournisseurs en électricité, depuis l’ouverture du marché à la concurrence. Attirant de nombreuses entreprises et collectivités, il bénéficie d’une bonne position dans un comparatif électricité. En effet, le nombre de consommateurs qu’il fournit s’élève à environ 18 500. En 2020, il a déclaré gérer un portefeuille d’un volume de plus de 13 TWh.

Ces dernières années, le groupe a accaparé un marché juteux. C’est d’abord la ville de Paris qui commence à se fournir auprès de lui à partir de 2018. Deux ans après, c’est au tour de la Direction des achats de l’État (DAE) de recourir à son service pour les besoins en électricité de plusieurs établissements publics de l’État et des ministères, avec un contrat estimé à 450 millions d’euros pour 3 TWh.

Hydroption se retrouve en mauvaise posture

Sa clientèle étant essentiellement des professionnels, Hydroption a été touché par la quasi-hibernation économique lors du confinement. De ce fait, le fournisseur a diminué considérablement ses achats d’électricité. La reprise des activités, avec la demande colossale en énergie, l’a pris au dépourvu. Pour satisfaire la consommation de ses clients, il a été obligé de s’endetter. Une situation qui n’a fait qu’aggraver son déficit.

En raison de ces difficultés, il a dû résilier deux contrats avec des clients importants. Le ministère responsable s’est aussitôt empressé de trouver des « fournisseurs de secours » pour éviter une rupture d’approvisionnement des clients du groupe. Au mois d’octobre de cette année, Hydroption a été alors placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce du lieu de son siège social, à Toulon.

En novembre, il a déclaré chercher un repreneur à la suite de la réception d’une notification préalable au retrait de son autorisation d’exercer, délivrée par la DGEC ou direction générale de l’énergie et du climat. Une information confirmée par le ministère de la Transition écologique. Cette institution n’a fait aucune autre déclaration sur cette affaire en cours. Toutefois, aucun motif de retrait de sa licence de fournisseur n’a été identifié à ce jour.

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