Tarifs régulés de l’électricité nucléaire : les entreprises pourraient être les grands perdants

centrale nucléaire

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, doit prochainement prendre une décision pouvant être lourde de conséquences. En effet, c’est à lui qu’incombe la responsabilité de définir les différents termes de la nouvelle régulation de tarifs de l’électricité nucléaire. Les entreprises sont en apnée, elles qui sont susceptibles de ne plus bénéficier des tarifs règlementés.

Abandon du projet « Hercule » : pas qu’un changement de nom

EDF, l’acteur historique en fourniture d’énergie, est actuellement en proie à de grandes difficultés financières.

Dans une tentative de sauvetage, le gouvernement avait mis en place le projet « Hercule », lequel préconisait que l’entreprise soit scindée en trois entités distinctes.

Ce projet s’est tout de suite attiré les foudres de bon nombre d’acteurs et d’observateurs. La mobilisation autour de la protestation contre le projet a fini par conduire à son abandon total. EDF devrait donc rester entière.

Entre temps, le gouvernement, par l’intermédiaire du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, a déjà concocté un nouveau projet baptisé « Grand EDF ». Ce dernier se base surtout sur une nouvelle régulation du prix de vente de l’électricité issue du nucléaire.

Le ministre de l’Economie ne ménage pas ses efforts pour présenter ce nouveau projet aux différentes instances, à en expliquer les grandes lignes et à convaincre de son efficience. Mais tout porte à croire que « Grand EDF » est encore loin d’être adopté.

Inquiétude chez les entreprises

Le nouveau projet pour sauver EDF comporte en effet des parties qui suscitent interrogations et inquiétudes chez les entreprises.

La principale crainte de ces dernières est que, en procédant à un comparatif électricité, elles constatent qu’elles ne bénéficient plus des tarifs régulés sur l’électricité nucléaire, comme c’est le cas à l’heure actuelle.

Important Aujourd’hui, les entreprises de l’Hexagone ont droit au tarif régulé de 42 euros le mégawattheure. Dans le cas où elles seraient soumises aux véritables prix du marché, ce serait un gros coup dur pour leurs finances déjà très fragilisées par la crise sanitaire.

Sans confirmation officielle, la volonté du gouvernement serait plutôt de privilégier les particuliers et les TPE en leur faisant bénéficier du tarif régulé de l’électricité nucléaire.

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