Les risques de délais et de surcoûts sont très élevés concernant le projet du réacteur EPR de Flamanville selon EDF

centrale nucléaire

Les risques de délais et de coûts supplémentaires sont très élevés concernant le projet du réacteur EPR de Flamanville. C’est l’un des points majeurs mis en exergue par EDF lors de la publication de ses résultats pour le premier semestre en mettant en exergue les différents éléments portant à croire à un tel aboutissement.

Pour EDF, la présentation de son premier bilan semestriel 2021 a été une occasion pour faire le point sur le projet du réacteur EPR de Flamanville qui a débuté en 2007 pour une mise en service prévue en 2012, mais repoussée à fin 2022 voire en mi-2023 selon les estimations de la Cour des comptes.

Tout cela pour en venir au fait que cet énergéticien est en plein dans les travaux dans le but de respecter ce délai. Un objectif qui risque d’être difficile à atteindre selon ce fournisseur pointant du doigt les embarras liés au circuit secondaire principale de l’installation entraînant des chantiers et des coûts supplémentaires.

Des anomalies détectées

Dans son rapport, EDF a fait savoir que des anomalies ont été détectées en ce qui concerne le circuit secondaire principale du réacteur EPR de Flamanville en faisant allusion au non-respect des exigences du référentiel d’exclusion de rupture et à des écarts de qualité. De quoi inquiéter selon Greenpeace France se référant à l’arrêt du réacteur EPR numéro 1 de la centrale chinoise de Taishan en faisant valoir que :

Arrêter l’EPR de Taishan 1 est la bonne décision, au vu du risque que fait peser le combustible endommagé sur la sûreté du réacteur.

Et d’ajouter :

Si les dommages sont suffisamment importants pour déformer des éléments du combustible, ils peuvent compromettre l’insertion des barres de contrôle, ce qui pourrait conduire à un accident nucléaire.

Mais pour en revenir au vif du sujet, l’entreprise a souligné qu’à cause de ces problèmes, plus d’une centaine de travaux de soudures doivent être réinitialisés en pensant au procédé de réparation de :

  • Soudures de traversée ARE ;
  • Soudures hors traversées, situées sur le circuit secondaire principal ;
  • Piquages sur le circuit primaire principal avec lesquels la solution de colliers de maintien est privilégiée.

Ce, en précisant que la mise en œuvre de ces chantiers dépend de l’autorisation de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) accordant pour l’heure son feu vert aux soudures de traversée ARE d’ores et déjà en cours.

EDF s’attend à des répercussions

Selon cet énergéticien, les anomalies susmentionnées ne seront pas sans impacts sur ce projet en cours depuis 2007 en pensant à la facture edf qui risque d’exploser et au délai qui ne sera pas respecté.

Concernant le premier point, l’énergéticien a tenu à préciser que ces travaux supplémentaires impliquent des surcoûts en soulignant que :

Si de nouvelles surprises devaient survenir, la facture serait plus lourde.

Et ce ne serait pas une grande première selon la Cour des comptes rappelant dans son rapport sur la filière publié en 2020 qu’en 2019, ce projet a coûté près de 19 milliards d’euros, alors que le budget initial était estimé à 3,5 milliards d’euros.

En ce qui concerne le délai, EDF a mentionné dans sa note que :

Le projet du réacteur EPR de Flamanville n’a plus de marges.

Non pas sans raison puisqu’avec ces soudures à refaire, l’avancée du chantier a fait machine arrière, alors que le chargement du combustible dans le réacteur est prévu pour fin 2022 pour ainsi dire qu’il ne reste plus qu’un an et des poussières pour rattraper le coup.

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