Le choc géopolitique fera bondir le prix repère du gaz dès le 1er mai
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
14 avril 2026 .
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3 min
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- Publié le par Meilleurtaux Energie
Le conflit au Moyen-Orient déstabilise durablement les marchés énergétiques mondiaux. En réponse à l’envolée des cours, le « prix repère » du gaz naturel subira une augmentation de 15,4 % au 1er mai 2026. Cette révision tarifaire impactera directement la majorité des foyers français, illustrant la dépendance du coût domestique aux tensions internationales actuelles.
- La guerre en Iran a provoqué un doublement ponctuel des cotations sur les marchés de gros durant la période de calcul.
- Le prix repère moyen passe de 139,12 € à 160,54 €/MWh TTC, ce qui représente une augmentation de 15,4 % en un mois.
- Les ménages concernés verront leur dépense mensuelle s’alourdir de 6,19 € TTC en moyenne pour le mois de mai.
- Environ 7,5 millions de foyers (73 % des abonnés) sont exposés, tandis que les offres à prix fixes restent préservées.
Des marchés de gros sous la pression du conflit iranien
Depuis la disparition des tarifs réglementés en juillet 2023, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie mensuellement une « boussole » tarifaire pour guider les consommateurs. Cet indicateur les aide à comparer les propositions commerciales des fournisseurs.
Pour le mois de mai, le prix repère de vente du gaz (PRVG) reflète l’influence du choc pétrolier et gazier consécutif aux hostilités au Moyen-Orient. Les indices de référence, notamment le « Month Ahead », qui pèse pour 80 % dans le calcul de la part fourniture, tiennent compte des sommets atteints sur la plateforme EEX durant le mois de mars.
Bien que le montant final intègre des coûts fixes liés à l’acheminement, au stockage et aux taxes décidées par l’État, la composante « approvisionnement » demeurera la seule variable active au 1er mai.
ImportantLes cotations ayant ponctuellement doublé sur les marchés mondiaux, la répercussion est immédiate sur le barème de référence national, qui va grimper à 160,54 € TTC par MWh d’ici cette date, soit un bond de 15,4 % TTC.
Une fracture entre offres indexées et contrats protégés
Malgré une augmentation spectaculaire, l’impact réel du prix du gaz sur le budget des ménages est partiellement atténué par le calendrier. Le « redoux » lié au retour des beaux jours réduit en effet drastiquement la consommation liée au chauffage par rapport à la saison hivernale.
La CRE estime ainsi que le surcoût moyen sera limité à 6,19 € pour le mois de mai.
Par ailleurs, le phénomène ne frappe pas les 10,34 millions d’abonnés de manière uniforme. Le secteur est en effet scindé en deux catégories :
- D’un côté, les 7,5 millions de ménages ayant souscrit à une formule indexée sur le PRVG et qui subissent de plein fouet la volatilité du marché. Leur facture s’ajustera ainsi mécaniquement dès le début du mois prochain.
- De l’autre, les clients ayant opté pour des formules à prix fixe – soit environ 27 % des consommateurs fin 2025 – et qui bénéficient d’un bouclier contractuel. Ces derniers échapperont à toute modification de leur tarification jusqu’au terme de leur période d’engagement.
Dans un contexte de forte instabilité géopolitique, ces formules (re)confirment leur intérêt.
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La rédaction Meilleurtaux