L’atome a-t-il encore sa place dans la production d’électricité du futur ?

Atome production electricite futur

Le nucléaire représente aujourd’hui près de 10 % du mix électrique mondial. Une proportion en déclin depuis l’accident de Fukushima. Étant donné la progression des besoins en électricité et les vertus de cette énergie du point de vue écologique, les partisans du nucléaire espèrent un accroissement des mises en chantier. Plusieurs facteurs font toutefois que l’avenir de cette filière demeure incertain.

Déclin de la capacité de production mondiale

En 2010, plus de 60 réacteurs nucléaires étaient en construction à travers le monde. Réputée pour la faiblesse de ses émissions de gaz à effet de serre, la filière était promise à un bel avenir. Les objectifs initiaux visaient alors une capacité installée de 502 gigawatts en 2020 et de 602 gigawatts à l’horizon 2030.

Important La catastrophe de Fukushima, le deuxième accident nucléaire le plus grave de l’histoire après celui de Tchernobyl, a réduit à néant cette perspective. Dix ans après, la capacité de production mondiale de la filière est loin des objectifs fixés. La puissance cumulée tourne aujourd’hui autour de 415 GW, soit un niveau équivalent à celui du début de la décennie.

L’atome perd aussi peu à peu de son poids dans le mix électrique mondial. Selon un comparateur d’énergie, au milieu des années 90, le nucléaire assurait 18 % de la consommation d’électricité mondiale. Ce chiffre n’a cessé de décliner pour s’établir à 13 % il y a dix ans, pour finir à 10 % actuellement.

Concurrence des énergies renouvelables

Dans ce contexte, les perspectives d’avenir du nucléaire sont incertaines. Pour les experts, l’accident de Fukushima a ralenti la croissance de l’industrie en remettant en cause les capacités d’anticipation des pays. Ce qui a soulevé de multiples interrogations autour des projets nucléaires et la fermeture de plusieurs centrales.

En Europe par exemple, l’Allemagne a accéléré sa sortie du nucléaire après la catastrophe de Fukushima. Pareil pour la Suisse et la Belgique. En France, les centrales en fin de vie sont mises à l’arrêt. Même les États-Unis ont consenti à démanteler quelques installations. Toutes ces fermetures sans remplacement ont contribué à réduire la puissance installée mondiale au cours de la dernière décennie.

Ce déclin de la filière s’explique également par l’essor fulgurant des énergies renouvelables. Leurs coûts de production n’ont cessé de reculer ces dernières années. Elles représentent aujourd’hui une rude concurrence pour le nucléaire.

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