Les Émirats arabes unis souhaitent plus d’investissements dans les énergies fossiles

pétrole desert

Deux jours après la clôture de la Conférence des Parties en Écosse, les Émirats arabes unis invitent les autres pays producteurs à poursuivre les investissements dans le pétrole et le gaz. Selon le ministre de l’Industrie et des Technologies avancées, la dépendance du monde aux combustibles fossiles reste forte.

Pendant deux semaines, 197 pays se sont réunis à Glasgow pour trouver des solutions concrètes contre le réchauffement planétaire. Cette COP26 était considérée comme la réunion de la dernière chance, pour décider d’une sortie progressive des énergies fossiles. Elles se révèlent particulièrement néfastes en raison de leurs émissions élevées de gaz à effet de serre.

Même si l’accord final mentionne pour la première fois la nécessité d’abandonner l’utilisation du charbon et des combustibles fossiles, ce rendez-vous mondial s’est soldé une nouvelle fois par un échec. En cause : le soutien au gaz et au pétrole reste fort, surtout chez les pays producteurs comme les Émirats arabes unis.

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Plus d’investissements dans le pétrole par les EAU

Les Émirats arabes unis font figure de poids lourd sur les marchés mondiaux du gaz. Le pays contrôle près de 6 000 milliards de m3 de réserves de gaz naturel – le plaçant à la 11e place mondiale sur un comparateur gaz – et dépend énormément de cette ressource pour son économie. L’électricité utilisée sur son sol est produite à 98 % par des centrales à gaz. Cette sujétion influence énormément ses stratégies commerciales et ses politiques environnementales. Alors que le monde entier vient de conclure un accord « historique » à Glasgow, les Émirats maintiennent fermement leur intention d’investir davantage dans le pétrole et le gaz.

Le pays a exprimé sa position par l’intermédiaire de son ministre de l’Industrie et des Technologies avancées, Sultan Al Jaber. Selon lui, le monde reste encore dépendant des combustibles fossiles et a besoin d’investir plus d’argent dans l’exploration et l’extraction de ces ressources pour ses besoins en énergie. Cette affirmation contredit totalement les conclusions des experts du climat. Ils appellent à une réduction rapide et définitive de la production mondiale d’énergies fossiles. Selon eux, l’abandon de ces combustibles constitue le moyen le plus « simple » et le plus efficace contre le réchauffement climatique.

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Éviter toute précipitation dans la transition énergétique

Le ministre émirati défend son idée en évoquant les dangers inhérents à une transition énergétique trop rapide. Selon lui, les gouvernements mondiaux ne doivent pas précipiter l’adoption des énergies propres, pour éviter les défauts d’approvisionnement et les tensions sur les prix. Les évènements récents montreraient un aperçu d’un passage précipité vers les énergies vertes. Alors que l’économie mondiale redémarre rapidement, les besoins énergétiques s’envolent et l’offre ne suit pas.

Les prix de gros explosent en conséquence depuis l’été dernier et cela a une incidence forte sur la facture finale du consommateur. Le responsable émirati estime que les industriels du pétrole et du gaz devraient consacrer jusqu’à 600 milliards de dollars par an jusqu’en 2030, pour pouvoir répondre à la demande mondiale – toujours croissante. Même s’ils n’envisagent pas de réduire leur production d’hydrocarbures, les Émirats arabes unis s’engagent à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ou 2060.

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