Dans sa nouvelle version, le DPE servira plus efficacement la politique de rénovation énergétique de l’État

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Après un long moment d’attente, les Français ont finalement eu un aperçu du DPE dans sa nouvelle version, grâce à une récente publication du ministère de la Transition écologique et solidaire. Et en y regardant de près, l’on constate que ce document a été profondément remanié dans le but de servir plus efficacement la politique de rénovation énergétique du gouvernement.

Dans le cadre de politique de transition énergétique, l’État a, en 2006, instauré le DPE rendant obligatoire la présentation d’un diagnostic de performance énergétique pour toutes les acquisitions et locations de logements.

C’est sur ce dispositif que l’exécutif à travers le ministère de la Transition écologique et solidaire a dernièrement concentré ses efforts dans le but d’y apporter des changements pour le rendre encore plus efficace.

Et maintenant que les travaux de remaniement sont faits, les Français n’auront plus qu’à patienter jusqu’au 1er juillet 2021 pour le voir à l’œuvre. En attendant, ils peuvent s’attendre à un nouveau mode de calcul ou à encore plus de fiabilité.

Un nouveau mode de calcul entrera en vigueur

ImportantDans sa version initiale, l’étiquette du DPE était calculée en fonction de l’énergie primaire du logement. Mais à partir du 1er juillet 2021, les ménages pourraient s’attendre à un nouveau mode de calcul.

Ainsi, il serait utile de souligner qu’à part l’énergie primaire, le DPE procédera également à un comparatif gaz dans le but de mesurer le taux annuel d’émission de gaz à effet de serre de l’habitation. Et en profitant de l’occasion, il prendra aussi en considération le coût économique des dépenses énergétiques liées à l’éclairage, au chauffage ou à l’eau chaude sanitaire.

Un mécanisme qui, selon le gouvernement, devrait ramener l’équilibre sur les quelque 4,8 millions de logements identifiés comme passoires thermiques. Ce, étant donné qu’il permettra à :

  • 60% des biens de conserver leur étiquette énergétique ;
  • 40% d’évoluer d’une classe ;
  • 600 000 biens dotés d’un chauffage électrique et à 200 000 chauffés au bois d’être effacés de la liste des logements très énergivores ;
  • 800 000 habitations utilisant une énergie fossile comme le gaz et le fioul de devenir des passoires thermiques.

État et propriétaires y trouveront leur compte

Comme susmentionné, le gouvernement a prévu d’apporter plus d’efficacité à sa politique de transition énergétique en procédant au remaniement du DPE. Et ce n’est pas faute de le croire puisqu’avec cette nouvelle version, l’État peut :

  • Se servir du DPE comme référentiel pour évaluer les habitations à rénover prioritairement ou à attribuer des aides ;
  • Procéder à l’interdiction de la location des logements considérés comme des passoires thermiques d’ici 2028 en ciblant les biens classés F et G ;
  • Obliger les propriétaires à indiquer l’étiquette énergétique et climatique ainsi que les estimations des consommations d’énergie du logement dans toutes les annonces immobilières.

Et en parlant de propriétaires, l’on pourrait dire que ces derniers y trouveront également leur compte étant donné qu’à la date de l’entrée en vigueur de ce dispositif, ils auront l’avantage de l’opposabilité dans la mesure où une faille est détectée dans le diagnostic de performance énergétique.

ImportantÀ noter que les DPE effectués d’ici début juillet 2021 ont obtenu une période de transitoire qui devrait se tenir jusqu’à l’horizon 2024.

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