L’UE a enregistré une première belle prouesse dans sa ruée vers l’indépendance énergétique

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Après plusieurs années d’efforts pour s’affranchir du joug de la dépendance extérieure en matière de consommation énergétique, l’Union européenne commence à apercevoir une issue favorable même si elle est encore fortement dépendante de l’extérieur. Tout cela pour en venir au fait que dernièrement, l’UE a fait bond considérable dans l’accomplissement de ses desseins.

Les énergies en Europe, c’est sur ce sujet que des études ont été récemment concentrées en se fixant comme objectif de mesurer l’évolution de l’Union européenne en matière de production et de consommation.

Ainsi, l’on peut découvrir que, malgré tous ses efforts, l’UE est encore loin d’atteindre son but ultime qui est de s’assurer une indépendance énergétique en choisissant le développement des ressources domestiques comme stratégie principale en passant par les énergies renouvelables.

Un choix qui a finalement donné des signes d’aboutissement positif si l’on tient compte des performances mises en exergue par l’IRENA (l’agence internationale des énergies renouvelables) pour la saison 2020.

Encore du chemin à faire, mais…

Consciente que sa consommation d’énergie dépend fortement de l’importation, l’Union européenne s’est fixé comme ligne de conduite d’assurer son indépendance énergétique.

Ce qui explique le fait que depuis les années 1990, différents dispositifs ont été instaurés en prenant en exemple l’Union de l’énergie, les Plans nationaux intégrés énergie-climat, le Pacte Vert pour l’Europe ou encore les stratégies pour l’hydrogène propre. Des mesures avec lesquelles se sont ajoutés en 2020 les objectifs de réduction du taux d’émission de CO2 et de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Tout cela pour dire que ces dernières décennies, l’UE n’a pas ménagé ses efforts pour servir son dessein. Toutefois, force est de constater que vingt ans après, il lui reste du chemin à faire pour la simple raison que 55% de son énergie est encore importée et qu’il s’agit là d’hydrocarbures pour la grande majorité avec une part élevée à 90% pour le pétrole et un peu plus de 70% pour le gaz naturel.

Pour expliquer la situation, les auteurs de cette étude ont ainsi fait savoir que :

Le besoin d’indépendance énergétique de l’UE revêt un caractère à la fois économique et politique.

Ce, pour en venir au fait que ses avancées sont essentiellement lestées par l’amenuisement de ses réserves d’hydrocarbures et par des problèmes géopolitiques. Deux obstacles majeurs exacerbés par le peu de rentabilité associée à l’intermittence et aux faibles capacités de stockage des énergies renouvelables.

… Avec des aboutissements positifs comme compensation

Avec 55% d’énergie importée, l’on serait certainement tenté de croire que l’Union européenne est loin de toucher le seuil de l’indépendance énergétique. Toutefois, il suffit de porter un regard sur le dernier rapport de l’IRENA pour dire qu’elle est désormais sur la bonne voie.

À travers un comparatif gaz, l’Agence a par exemple découvert que l’UE est parvenue à réduire de 24% son taux d’émission de gaz à effet de serre sur la période de 1990 à 2020 en notant que depuis la signature de l’Accord de Paris sur la protection du climat, l’empreinte carbone de son bouquet électrique est de 30% moins élevé qu’en 2015.

Mais ce ne sont là que des détails comparé au fait qu’en 2020, la production d’énergies renouvelables a fait un bond prodigieux en renforçant sa part du marché à hauteur de 38% et en surpassant par la même occasion les tenants du titre pour la toute première fois de l’histoire du Vieux Continent. Ce, en faisant allusion aux énergies fossiles désormais dépassées d’un point à 37%.

Pour couronner le tout, l’IRENA a aussi fait savoir que les coûts de capacité des énergies renouvelables ont diminué de :

  • 14% et de 21% pour l’éolien en mer et en terre ;
  • 30% pour le solaire à concentration ;
  • 35% pour le photovoltaïque.

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