Le variant Omicron stoppe la hausse du prix du pétrole au Canada

Variant Omicron

Depuis mars 2020, l’évolution de la crise sanitaire impacte fortement les prix de l’énergie sur les marchés. La récente découverte de l’Omicron illustre à nouveau cette corrélation. Face aux menaces représentées par ce variant, les marchés observent impuissants à une forte baisse du cours du pétrole brut. Cette inflexion est plutôt bien accueillie au Canada.

Durant les pics de contamination au Covid-19, les gouvernements européen et canadien ont confiné leur population. Cette décision radicale a fait chuter les besoins en carburant. Sur les marchés boursiers, le cours du pétrole brut descend rapidement, plombé par l’absence de demande au niveau mondial. Début 2021, la situation sanitaire s’améliore et l’économie mondiale reprend doucement, avant de décoller rapidement à partir du printemps. Cela a provoqué de fortes tensions sur les prix du gaz, du pétrole et de l’énergie en général. Il aura fallu attendre la détection d’un nouveau variant du Covid-19 pour que cette courbe haussière s’arrête.

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Une stabilisation éphémère des prix de l’énergie

Sur un comparatif gaz des tarifs en vigueur en Europe et en Amérique du Nord, les prix du GNL ont augmenté d’un facteur de 4,6 depuis le début de l’année. Cette inflation rapide et inquiétante a poussé les États à revoir leur politique énergétique. La France a par exemple décidé de relancer sa filière nucléaire pour sécuriser son approvisionnement en électricité.

Au Canada, le gouvernement a puisé dans ses stocks stratégiques à l’automne afin d’atténuer la pression sur les prix du pétrole et de l’essence. Malgré cette mesure d’urgence, les cours des marchés et les prix à la pompe ont continué d’augmenter. Cette envolée des tarifs a subitement ralenti fin novembre, avant de s’inverser tout aussi brusquement. L’officialisation du variant Omicron, plus dangereux et transmissible que le variant Delta, en est la cause. Cette énième mutation du virus SARS-CoV-2 ravive les peurs d’un nouveau confinement et d’un nouveau ralentissement économique mondial.

Plusieurs analystes estiment cependant que cette baisse ne sera que passagère. Dan McTeague, président de l’organisation Affordable Energy, en est convaincu. Selon lui, la perte de valeur du dollar canadien et les pressions inflationnistes liées au prix du carbone vont probablement relancer les prix du gaz et du pétrole dans les prochaines semaines. Au Canada, l’entrée en vigueur de nouvelles taxes sur le carburant alimentera cette tendance. Dan McTeague s’attend à un prix du baril avoisinant 90 dollars dans les prochains mois. Cela impactera évidemment les prix à la pompe, qui pourraient dépasser 1,5 dollar le litre.

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L’action de l’OPEP plus forte qu’Omicron

Les prévisions de Dan McTeague, publiées fin novembre, se sont confirmées dès la première semaine de décembre. Après quelques jours de stagnation, les cours du WTI et du Brent ont repris leur marche en avant, sans toutefois affoler les marchés. Le répit des Canadiens aura été de courte durée.

Après être descendu jusqu’à 68,15 dollars le baril le vendredi 27 novembre, le baril livrable en janvier se négocie actuellement autour de 75 dollars à la Bourse de New York. La logique des marchés a pris le dessus sur les inquiétudes créées par le variant Omicron. Fidèles à leur position, les pays de l’OPEP refusent toujours d’augmenter leur production et maintiennent par la même occasion les tensions sur les prix de l’énergie.

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