Pratiques commerciales abusives : des fournisseurs d’énergie verte dans le collimateur de la DGCCRF

éolienne et panneaux solaires

À l’heure où la lutte contre le réchauffement climatique et la destruction de l’environnement bat son plein, proposer de l’énergie verte aux ménages apparait comme une tâche des plus nobles. Mais le fond n’est pas souvent conforme à la forme et certaines pratiques des fournisseurs d’énergie propre sont condamnables, comme le démontre un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et la répression des fraudes.

Des informations incomplètes

La DGCCRF établit un bilan régulier des bonnes et mauvaises pratiques des acteurs du secteur de l’énergie. Elle s’intéresse particulièrement à l’énergie verte, chère à de nombreux consommateurs à l’heure où le réchauffement climatique figure en tête des préoccupations environnementales.

Important Dans son dernier rapport, l’autorité de régulation relève de nombreuses anomalies concernant les agissements de certaines entreprises, aussi bien en matière de démarchage téléphonique que lors de la conclusion des contrats d’abonnement.

Les consommateurs qui ont recours au comparatif gaz afin de trouver le fournisseur le moins cher, mais surtout le plus fiable sont sensibles aux arguments des vendeurs et ont tendance à privilégier les distributeurs d’énergie « décarbonée ».

La DGCCRF affirme que de nombreux fournisseurs d’énergie verte font preuve d’un manque total de transparence concernant leurs activités.

Par exemple, sur les 21 entreprises contrôlées par l’organisme, 8 ont nécessité une enquête un peu plus approfondie, notamment sur la véracité des informations qu’elles communiquent. Le régulateur les soupçonne, entre autres, de ne pas être totalement honnêtes en ce qui concerne la compensation carbone de leur consommation.

Des démarchages abusifs

De nombreux consommateurs se plaignent également des démarchages trop insistants et intrusifs opérés par certains acteurs de l’énergie verte.

En effet, bien que le démarchage soit une pratique légale, ces consommateurs reçoivent des appels téléphoniques intempestifs alors même qu’ils figurent sur la liste Bloctel.

À titre d’exemple, une société qui se trouve dans le viseur de l’autorité de régulation aurait passé près de 600 000 appels en à peine 9 mois.

Certes, ce ne sont pas tous ces appels qui sont condamnables, mais il faut savoir que 28 865 démarchages ont été opérés sur des personnes qui sont pourtant inscrites sur la liste d’opposition.

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