Dans sa ruée vers la transition énergétique, la SNCF met sur les rails des trains boostés par un agrocarburant 100% végétal

Transition énergetique sncf

La réduction de l’empreinte carbone de la SNCF pourrait passer par l’utilisation d’un agrocarburant 100% végétal. Du moins, dans la mesure où la société parvenait à récolter des résultats positifs avec ses expériences visant à tester des trains utilisant de l’huile de colza transformée comme source d’énergie à la place du gazole.

Utilisant principalement du diesel pour faire rouler près d’un millier de trains, la SNCF n’a nul besoin d’effectuer un comparatif gaz pour savoir que son empreinte carbone est des plus élevées. Raison pour laquelle, cette Société nationale des chemins de fer s’est donné pour mission de réduire ses taux d’émission de CO2 en explorant différentes pistes.

Parmi elles figure l’utilisation de biocarburant comme source d’énergie. Dans ce sens, tout indique d’ailleurs que l’entreprise a jeté son dévolu sur un produit dérivé de l’huile de colza pour ses premiers pas dans cette ruée vers la transition énergétique en notant qu’une phase expérimentale est prévue sur la ligne Paris-Granville.

Sur les rails vers la transition énergétique

Directeur TER délégué auprès de SNCF Voyageurs, Jean-Aimé Mougenot est bien placé pour dire que :

La SNCF compte 900 trains qui roulent au diesel.

Jean-Aimé Mougenot

Il est ainsi inutile de préciser que pour l’heure, l’empreinte carbone de la SNCF est des plus élevée pour l’inciter à penser à des solutions qui devrait lui permettre de réduire son taux d’émission de gaz à effet de serre à la source du réchauffement climatique. Ce, en se fixant comme objectif principal de sortir du diesel d’ici 2035.

Tout cela pour en venir au fait que la compagnie ferroviaire est sur les rails vers la transition énergétique en explorant différentes pistes. Dans ce sens, certains responsables à l’instar de Jean-Aimé Mougenot estime que l’hydrogène peut être une solution en faisant valoir que :

Les trains à hydrogène, c’est une solution qui est à plus moyen terme. Les trains à hydrogène c’est à 2, 3 ans pour les premières circulations d’essais.

Jean-Aimé Mougenot

Pour d’autres comme André Berne, ingénieur et vice-président de FNEN (France Nature environnement Normandie), le recours à l’électrification est également de la liste en s’exprimant en ces termes :

Pourquoi ne pas électrifier la ligne ?

Le biocarburant 100% végétal pour commencer

Pour la SNCF, l’exploitation de l’hydrogène et de l’électricité est certes une option, mais en attendant, l’entreprise a choisi de faire ses premiers pas dans le biocarburant 100% végétal. Entendons par là le B100 issu de la transformation d’huile de colza qui, selon la compagnie et ses collaborateurs (région Normandie et Valtris Champlor) :

Permet de réduire d’environ 60% les émissions de gaz à effet de serre des trains roulant habituellement au diesel.

Ce qui explique son choix de procéder à un test sur l’utilisation de cette source d’énergie en choisissant la ligne Paris-Granville de la région Normandie pour une première expérience à travers 3 à 5 trains par jour pour une durée de trajet de plus de trois heures. Une résolution qui, en cas de succès, devrait permettre à la SNCF de basculer vers le B100 et qui, d’après André Berne :

Est un plus par rapport au diesel, mais ça émet des gaz à effet de serre alors que l’hydrogène produit avec des énergies renouvelables n’en émet pas du tout.

André Berne

Ainsi, ce vice-président de la FNEN estime que l’usage du B100 :

Est une initiative positive, mais qui ne peut être qu’une étape vers une mobilité neutre en carbone.

André Berne

Et ce n’est pas faute de le croire puisque pour expliquer son choix pour ce produit dérivé de l’huile de colza, la SNCF a tenu à souligner que :

Son utilisation est possible sans modification significative des rames.

André Berne

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