Les tarifs du gaz continuent de suivre une tendance haussière

frais de carburant

Sans vouloir faire un mauvais jeu de mots, la phrase « le prix du gaz flambe » décrit parfaitement la période inédite actuelle. Le prix du gaz évolue constamment à la hausse, à chaque fois de manière significative. La tension du marché est plus que palpable, poussant même les industriels à revenir aux énergies fossiles.

La Russie en position de force

La hausse du prix du gaz semble être une aubaine pour la Russie qui, forte de son gazoduc, exerce aujourd’hui un quasi-monopole sur le marché.

Important En effet, les autres pays d’Europe, la France comprise, font face à une pénurie de gaz naturel alors même que la demande s’intensifie. Et la situation ne va pas aller en s’arrangeant, à l’approche de l’hiver, période où le chauffage est grandement sollicité.

Par l’intermédiaire de Gazprom, le pays de Vladimir Poutine est actuellement le seul ayant la capacité nécessaire pour approvisionner les autres États du Vieux Continent.

La Russie pourrait profiter de cette conjoncture pour faire accepter la mise en service du Nord Stream 2, un projet de gazoduc reliant directement la Russie à l’Allemagne, supprimant par la même occasion le transit du gaz par l’Ukraine. Pour rappel, les États-Unis avaient posé leur véto sur ce projet.

Mais la Russie a désormais un autre atout dans sa manche. Si la demande en matière de gaz naturel ne faiblit pas, la mise en service de Nord Stream 2 deviendra inéluctable. À l’heure actuelle, Moscou n’envisage pas encore de revoir à la hausse le volume de ses exportations via le circuit habituel.

Une facture salée

L’enjeu politique entourant le Nord Stream 2 n’intéresse que très peu les foyers français. Leur souci aujourd’hui est de savoir comment ils vont passer l’hiver et quel sera l’impact de la crise de gaz sur leur budget. Ils ont déjà eu un aperçu puisque, comparé au début de l’année, le montant de la facture de gaz a été multiplié par deux (voire un peu plus pour certains).

Les industries, mais surtout les centrales électriques, aussi retiennent leur souffle et espèrent une prochaine stabilisation des prix. Elles s’attendent également à ce que la Russie augmente le flux de ses exportations, leur évitant ainsi de devoir recourir à nouveau aux énergies fossiles pour produire l’électricité. Parce que dans ce cas, la transition énergétique ferait un bond significatif en arrière.

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